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Avec Voila

Journal de bord dété - débordements divers.
Ella Fitzgerald, 1960 à Montreux, j'adooooooooore!!!
Photo prise avec un Canon 40d
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Photo prise avec Canon eos 40d
Canon eos 5d et 400 mm

Photo prise avec Canon eos 40d
Canon EOS 40D - iso 400 - 400 mm - f5.6

Photo prise avec Canon eos 40d. Photo prise avec Canon eos 40d . Photo prise avec Canon eos 40d

Le 20 novembre 08 : C'est fou ce que le temps passe (c'est une redite).
N'oubliez pas forum29.com, si vous voulez échanger quelques propos polis, mesurés, élégants, racés, soutenus et photographiques, ...


6 mois.
6 mois d'absence d'ici; mais pourtant pas loin, juste là, à côté.
J'imagine que je vous ai manqué. Enfin, je l'espère en tous cas, bande de malpropres! (vi, vi, bande de malpropres car je vous entends d'ici : manqué, manqué? Manqué quoi, manqué qui, et qui c'est?, Snif, sob, vous m'avez oublié, vilains internautes. INGRATS! (je suis furieuse)).

Alors donc, quoi de neuf sur ma planète?
Grosso modo la vie qui passe, le temps qui tourne, le sang qui bat...
Et la tête au frais.
Vous avez vu? J'ai placé à droite une délicieuse vidéo de l'exquise Ella Fidstgerald, nan, fitgeral, nan, Fidzgerald, nan... bon! Ella, quoi.
J'adore ces suavités et son aisance vocale. Non que je chante (le temps breton n'a pas besoin de mes vocalises), mais il n'est pas nécessaire de faire de la pâtisserie pour savoir si le gâteau est bon, uh?
La pauvre Ella est décédée il y a quelques années (en 200? 2001? je ne sais plus), emputée des jambes, dans un quasi anonymat.
Sob, triste histoire, la mort d'une légende.

A propos de mort et de légende, voici ce que j'ai trouvé sur wikipédia à propos de Soeur Sourire. Vous vous sovenez? Celle qui chantait "Dominique, nique, nique, s'en allait..."
Pas facile sur wikipédia de démèler le vrai du faux; chacun pouvant y écrire ce qu'il veut on est pas à l'abri d'une manip; mais si l'histoire est vraie, elle est édifiante.
Voici un cop/col de parties de cet article que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici :

"Jeanine Deckers est née à Bruxelles le 17 octobre 1933. Elle connaît une enfance et une jeunesse qu'elle décrit comme mornes, puis tente de devenir professeur de dessin sans y parvenir.
Cherchant sa voie, elle entre dans l'Ordre catholique des dominicains en 1959, où elle devient Sœur Luc-Gabriel au couvent de Fichermont, à Waterloo. Très vite, elle se fait apprécier des autres sœurs du couvent pour ses compositions musicales.

Sa hiérarchie décide de lui faire enregistrer un disque et négocie un contrat avec Philips. Ni son nom, ni son image n'apparaîtront sur les pochettes. Le pseudonyme Sœur Sourire, lui-même, dont elle dira plus tard qu'elle le trouvait ridicule, est choisi par un panel d'auditeurs-test, il reste la propriété des contractants : son éditeur et son couvent. Les droits normalement dévolus à l'auteur-compositeur-chanteur reviennent au couvent. En vertu de ses vœux de pauvreté et d'obéissance, Jeanine signe.
Dominique obtient un succès mondial. La fraîcheur de sa voix et de ses textes, la simplicité apparente de sa foi lui attirent la sympathie d'un public qui ne se limite pas aux catholiques.
...
Son anonymat excite la curiosité de la presse et la rumeur lui prête une beauté proportionnelle à la pureté de son âme. En 1963, The Singing Nun est n°1 au Billboard magazine américain et, l'année suivante, Sœur Sourire passe au Ed Sullivan Show — ou, plus exactement, c'est Ed Sullivan lui-même et son équipe qui se déplacent au couvent de Fichermont. En 1966, un film américain, The Singing Nun est consacré à son histoire avec Debbie Reynolds dans le rôle-titre. L'actrice n'a que peu de ressemblance physique avec son modèle, dont le visage reste inconnu du plus grand nombre.

À cette époque, Jeanine Deckers reprend les études et essaie, à grand peine (son journal en témoigne), de s'intéresser à la théologie en suivant des cours à l'Université catholique de Louvain. C'est peut-être cette parenthèse estudiantine qui l'amène à s'interroger sur le sens de sa vie. En juillet 1966, convaincue de son absence de vocation et considérant la vie au couvent comme anachronique, elle quitte les ordres sans le moindre viatique.
...
Un contrat avec sa maison de disques lui interdit désormais d'utiliser le pseudonyme qui l'avait rendue célèbre. C'est sous le nom de Luc Dominique que Jeanine tente de poursuivre sa carrière avec des chansons comme La Pilule d'or, en 1967, qui est une ode à la contraception. Elle écrit à cette époque des titres plutôt musclés par lesquels elle s'en prend aux mères, aux hommes (qu'elle juge violents et dominateurs), à l'Église catholique et au conservatisme (Les con-conservateurs). Elle se passionne pour les nouvelles approches de la théologie (entre Vatican II et Mai 1968), cherche à inventer pour elle-même et pour sa compagne une nouvelle voie religieuse, qui se situe entre la vie régulière et la vie séculière. Elle refuse par ailleurs à l'époque de se considérer comme homosexuelle.
Le succès de ses disques est très modeste et donne raison à un de ses titres de l'époque, Je ne suis pas une vedette.
...
Son niveau de vie est très irrégulier, mais suffisant, elle trouve ses revenus dans ses écrits, ses disques, des cours de guitare ou encore un travail auprès d'enfants autistes (notamment). Ses problèmes avec le fisc transformeront cette situation précaire en un drame complet. En 1976, elle tente un come-back aux États-Unis, mais elle n'intéresse plus personne.
..
Les services fiscaux belges réclament alors à Jeanine Deckers les fortunes qu'aurait dû lui rapporter Sœur Sourire. Ils restent sourds à ses protestations, de même que les autorités religieuses qu'elle appelle à son secours — son couvent et les œuvres auxquelles elle a laissé l'essentiel des revenus de ses premiers disques ne lui ont pas signé de reçu. De même, un recours au roi Baudouin Ier est vain. Confrontée à une dette monstrueuse (et les intérêts accumulés), Jeanine et sa compagne, Annie Pécher, thérapeute d'enfants autistes, sombrent dans une dépression que l'alcool et les médicaments ne font qu'aggraver. Toutes deux finissent par se suicider ensemble le 29 mars 1985."

Silence médusé et méditatif.
Ben mon salaud, si c'est pas du tragique, ça!
J'espère que cette histoire (vraie?) vous aura bouleversé un peu.
Personnellement elle n'a pas bouleversé mon enfance, c'était moins ma génération que celle de ma mère, qui justement m'en a souvent parlé. C'est pour ça que cette histoire me touche, sans doute, et elle est bien triste.

Je vous laisse sur ces bonnes paroles.

La prochaine fois je vous raconterai une success story, pour changer de ton (celle de Freddie Mercury?)

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Bizes @ toutes et tous et @ bientôt

Suite ici...

Le 06 juillet 08 : C'est fou ce que le temps passe.
Depuis quelques temps je me suis inscrite sur forum29.com, pour les photos (exclusivement). Si vous voulez échanger quelques propos photographiques...


Comment va la vie?
Z'êtes heureux? Z'êtes gais tout plein?
Joyeux comme des pinsons et virevoltant comme des colibris? (Chais pas si vous avez noté, mais j'aime bien l'image du colibri. Ce petit t'oiseaux plein de couleurs qui ne peux s'empècher de voleter à droite et à gauche, nerveux comme un Sarko et rigolo en diable me plaît beaucoup.
Voletailler de fleurs en fleurs, de pistils en étamines, dans un mouvement ininterrompu des aîles, mmmm, j'adore.
Je dois dire que je connais pas le cri du colibri...
Bonne question : le colibri crie t'il? Si oui que crie t'il?... A vos claviers, j'attends la réponse - fin de cette parenthèse passionnante mais un tantinet longuette)
.

Donc, puisque nous y voici, je veux dire au coeur du débat.

Si je me rappelle bien je vous demandais comment vous alliez. Et comme vous êtes polis tout plein vous êtiez en train de me répondre: "pas mal et toi?".

Et bien ça roule, si on peut encore utiliser cette expression à une époque où l'essence vaut son pesant de wisky ou presque (apparté/café du commerce : "...et ça va durer, quand on pense qu'il y a peu on pouvait aller de... à ... pour un plein et que maintenant on peut tout juste faire ... à ... pour le même plein, ha ma pôv' dâm', où va t'on..." etc etc).
Ha! Ben on va suivre les instructions, pas de problème, on va rouler en bus et en train.
On va se serrer (ce qui ne déplaira pas à tout le monde, uh?) dans les transports en commun (voir remarque précédente).
On va voyager à la colle, se bouger ensemble dans la même direction et au même instant.

On va se faire un grand élan fraternel (quoique pas trop) pour le bien être de notre planète et de notre porte monnaie.

Notez qu'au moment où j'écris ces lignes, il y a sûrement des embouteillages sur les routes de France.
D'aucuns roulent...
D'aucuns se pavanent...
D'aucuns se la jouent émir.
Tsssss...........
(salauds)

Ceci n'est que plaisanterie, bien sûr. Si ces personnes roulent, c'est qu'elles peuvent se le permettre et c'est sans doute très bien ainsi.
Loin de moi l'idée de donner des leçons ou de vouloir m'ériger en mêre la vertu.
Quoique ce rôle de mêre la vertu ne serait pas pour me déplaire mais pour des raisons radicalemernt différentes.
Je dois dire que je me verrais assez bien, hantant les rues de mon hameau, brandissant une bible et promettant un châtiment divin aux fornicateurs, filles mères, pd, blasphémateurs variés ou avariés, sodomiseurs de mouches et laïcs de toutes espèces...

"Fi, fi... honnis soyez vous, enfants de la plèbe, fils et filles du dédain, je vous vomis... Repentez-vous, croyez en Dieu, priez, lamentez-vous et forniquez utile, pondez-nous des gosses, baisez chrétien, niquez catho!".
Si jamais, au cours devos prochaines vacances dans notre belle Bretagne vous croisez une âme livide, pure comme une image et virginale comme une auréole, dites-vous bien que vous venez de croiser Kristo, la Sainte du web et du Finistère réunis.
Ca vous fera déjà un beau souvenir.

Allez, trève de billevesées, le devoir m'appelle.
Non pas que j'ai une messe à célèbrer mais du boulot bien profane à terminer.
Je sais, c'est plus prosaïque, mais mon banquier préfère le sonnant au trébuchant au paradis éternel, alors, que voulez vous...

Ah, je parlais en tête de ce mot du cri du colibri.
Et le cri du tiroir caisse? Vous connaissez le cri du tiroir caisse?
Le tiroir caisse crie comme un banquier :"Agio, agio,agio...".
Faisons les taire.

Bizes @ toutes et tous et @ bientôt

Suite ici...

Le 05 mars 09 : Bon, ça râle dans les coursives, et il règne comme un arrière bruit de mutinerie.
On allègue, on pinaille, on discute, on atermoie. Kristo-moi-même serait en grève, ferait la gueule, bouderait, délaisserait, négligerait.


Que nenni, je dis, que nenni, on se concentre, voilà tout. On amasse ses énergies, durant l’hiver, pour mieux la dépenser à l’apparition des beaux jours.

Ha! que je vous dise que sur ce site il y a une rubrique « rencontres meetic » en attente de remplissage depuis longtemps. Bonne nouvelle pour toutes et tous : ça avance à grands pas, :o) (en fait, pas sûre en fait que ce soit vraiment une bonne nouvelle pour tout le monde, hi hi).
Vous pourrez bientôt y trouver des anecdotes savoureuses, croustillantes comme du bon pain et dorées sur tranches, glanées par l’ami Sam au cours de ses pérégrinations meeticstiques.

J’ai relevé, parmi ses observations, cette remarque concernant la nouvelle coutume de ne plus supporter le tabac.
La plupart de ses dames ne supportent pas l’odeur de la cigarette.
Comme elles encaissent  par contre très bien un bon feu de cheminée, même si l’air de la pièce devient du coup totalement irrespirable, il m’a avoué leur suggérer fréquemment de  jeter un paquet de clope dans le feu. Tout le monde est ainsi content. Les non fumeurs s’asphyxient tout à loisir avec leur bon-feu-qui-réchauffe-et-qui-est-si-convivial et l’ami Sam peut fumer ses clopes sans remords.
Et sans crainte de filer un cancer hypothétique à ces malheureuses qui, compte tenu de la densité de l’air ambiant en fumée grise due au feu de bois doivent déjà être quasiment fichues (qu’attend t’on pour interdire les feux de cheminée ? Je me demande.).

Puisqu’on en est au chapitre de nos misérables habitudes des gens modernes, j’ai entendu récemment que le chocolat était, tout comme l’alcool, le café, la cigarette, le thé, l’excès de matières grasses et bien d’autres produits encore, déconseillé aux femmes enceintes.
Ha.
Pauvres d’elles, que leur reste t’il à part les carottes râpées (sans sel ni vinaigrette) ?  A quand l’instauration de couveuses, où on les verra éclore dans des bulles stériles, nourries par intraveineuses et à l’abri des vilains microbes et des fumées de cigarettes ?
Les bambins ainsi mis au monde ne claqueront t‘ils pas dès leur première goulée d’air, instantanément empoisonnés par ces nouvelles et fétides effluves et les miasmes de la vie normale ? 

Hum, à la boulangerie, il y a peu, une dame assez âgée, devant moi, exhalait outrageusement un parfum chimique de violette. L’odeur nauséabonde a vite investi l’air ambiant et je me suis senti suffoquer.
Je crois qu’il va aussi falloir prévoir une loi contre l’usage du parfum chimique tendance violette, en plus de celui du feu de bois. Ces produits sont dangereux pour le nez, le cerveau, les poumons et le petit commerce.

MAIS !
Mais bientôt le printemps.
Les filles vont éclore et les garçons sortiront leur Ray ban.
La peau aura un parfum de musique douce et on pourra palper des sourires.
Ca le fait chaque année, une sorte de fatalité, un destin.
Alors, à toi, madame ou mademoiselle, toi qui est belle comme une comparaison flatteuse, et à toi, monsieur, qui scintille comme un enjoliveur de Rolls, je copie/colle ces mots doux signés Pennac :  
 
Alors comme ça, Julie est habitée?
Il y a un petit quelqu'un chez Julie?
Encore un fruit de la passion?
Ça va naître?
Ça va plonger?
Ça descendra un jour dans la rue? .
Ça passera devant les kiosques à journaux?
Ça va se farcir le quadrichromique opéra de la vie ?
L'optimisme amoureux a une fois de plus plaisanté avec le néant?
Coups et blessures sans intention de donner la vie ?
Ça va tomber du rien dans le pire?
Un fruit tout nu précipité dans les mâchoires du monde...
Au nom de l'amour, la belle Amour!
Et le reste du temps ça va chercher à comprendre...
Ça va se construire: une charpente d'illusions sur les fondations du doute, les murs vaporeux de la métaphysique, le mobilier périssable des convictions, le tapis volant des sentiments...
Ça va s'enraciner dans son île déserte en envoyant des signaux pathétiques aux bateaux qui passent.
Oui... et ça va passer soi-même au large des autres îles.
Ça va dériver...
Ça va manger, ça va boire, ça va fumer, ça va aimer, ça va penser...
Et puis ça va décider de manger mieux, de boire moins, de ne plus fumer, d'éviter
les idées, de reléguer les sentiments...
Ça va devenir réaliste.
Ça va conseiller ses propres enfants. Ça va tout de même y croire un peu pour
eux.
Et puis ça n'y croira plus.
Ça ne va plus écouter que ses propres tuyauteries, surveiller ses boulons, multiplier les vidanges, dans le seul espoir de durer encore un peu...
Durer...
Jusqu'à la fin des fins, ça va s'espérer une suite...
Comme les enfants...
- La suite !
- La suite ! 

Suite ici...

Le 23 décembre : hi hi hi - Mauvaise vue? Cliquez sur l'image pour mieux lire la lettre de Roxane parue dans le Télégramme de Brest de ce dimanche 23 décembre...

Le 08 novembre : de nouvelles images à venir dans les archives et dans les galeries...
L'ami Sam s'est offert un nouveau joujou-photo du nom de Canon EOS 40d.
Il est ravi et se promet de faire plein plein plein de photos autour de lui.
S'il est satisfait de cet achat tout récent, je ne doute pas qu'il vous fera aussi un petit compte rendu des capacités de son nouveau joujou, son eos 40d, et que des images seront mises en ligne ici même afin d'illustrer ce compte rendu.
Amateur de fotos, rendez-vous très bientôt ici même pour juger de visu les résultats concrets de cet appareil.


Sinon, quoi de neuf?
Ah!, vi, il faut que je vous dise, je viens de lire "99 francs" de F Beigbeder (dit-on "Beigbedère", "Beigbedeure" ou "Beigbedé"? Je ne sais pas).
C'est le livre qui a inspiré un film dont on a beaucoup parlé récemment, dans lequel Jean Dujardin tient le rôle principal.
Le bouquin est plutôt médiocre; mal écrit, mal construit, souvent très vulgaire (et pourtant je ne suis pas bégueule, nom d'une fellation! heu, nom d'une pipe! pardon...), mais je ne peux resister à l'envie de vous cop/coller quelques extraits tout de même ici :


"...Marronnier est un peu fini dans la profession mais à une époque c'était un sacré winner: Lions à Cannes, couverture de Stratégies, 1er Prix au Club des A.D...
Il est l'auteur de plusieurs signatures assez connues: "ET VOUS, C'EST QUOI VOTRE TÉLÉPHONE?" pour Bouygues Telecom, "QUITTE A AIMER LE SON, AUTANT AVOIR L'IMAGE" pour MCM, "REGARDEZ-MOI DANS LES YEUX, J'AI DIT
LES YEUX" pour Wonderbra, "UNE PARTIE DE VOUS-MÊME EN MEURT D'ENVIE, L'AUTRE N'A QU'A FERMER SA GUEULE" pour Ford.
La plus connue reste quand même "CAFÉ MAMIE. IL Y A SÜREMENT UN MEILLEUR CAFÉ. DOMMAGE QU'IL N'EXISTE PAS". Putain, ça semble facile mais fallait le trouver, plus c'est simple plus c'est compliqué à débusquer.
Les plus belles signatures sont d'une évidence désarmante: "IL FAUDRAIT ÊTRE FOU POUR DÉPENSER PLUS", "CE QU'IL
FAIT A L'INTÉRIEUR SE VOIT A L'EXTÉRIEUR", "L'EAU, L'AIR, LA VIE", "DU PAIN, DU VIN, DU BOURSIN", "100 % DES GAGNANTS ONT TENTÉ LEUR CHANCE", "CONJUGUONS NOS TALENTS", "LA VIE EST TROP COURTE POUR S'HABILLER TRISTE", "IL N'Y A QUE MAILLE QUI M'AILLE", "SEB C'EST BIEN", "C'EST POURTANT FACILE DE NE PAS SE TROMPER", "VOUS NE VIENDREZ PLUS CHEZ NOUS PAR HASARD", "PARCE QUE JE LE VAUX BIEN", "NE PASSONS PAS A CÔTÉ DES CHOSES SIMPLES", "QUELQUES GRAMMES DE FINESSE DANS UN MONDE DE BRUTES", "CE N'EST PAS PARCE QUE C'EST DÉJA FAIT QU'IL NE FAUT RIEN FAIRE"et bien sûr "JUST DO IT", la meilleure de l'Histoire du Business. (Quoique, à la réflexion, ma préférée reste: "HYUNDAI. PREPARE TO WANT ONE."
C'est la plus honnête.
Autrefois quand on torturait les gens, on leur disait "tu vas parler"; maintenant "tu vas vouloir". La
douleur est supérieure car plus lancinante."

"Autrefois il existait soixante variétés de pommes: aujourd'hui n'en subsistent que trois (la golden, la verte et la rouge). Autrefois les poulets mettaient trois mois à être adultes; aujourd'hui entre l'œuf et le poulet vendu en hypermarché s'écoulent seulement 42 jours dans des conditions atroces (25 bêtes par mètre carré, nourries aux antibiotiques et anxiolytiques). Jusque dans les années 70, on distinguait dix goûts de camemberts normands différents; aujourd'hui au maximum trois (à cause de la normalisation du lait "thermisé").
Cela n'est pas ton œuvre mais cela est ton monde.
Dans le Coca-Cola (un milliard et demi d'euros de budget publicitaire en 1997), on ne met plus de cocaïne mais il y a de l'acide phosphorique et de l'acide citrique pour donner l'illusion de la désaltération et créer une accoutumance artificielle. Les vaches laitières sont nourries avec du fourrage ensilé qui fermente et leur donne des cirrhoses; on les alimente également d'antibiotiques qui créent des souches de bactéries résistantes, lesquelles survivent ensuite dans la viande vendue (sans mentionner les farines camées qui provoquent l'encéphalite spongiforme bovine, on ne va pas revenir là-dessus, c'était dans tous les journaux). Le lait de ces mêmes vaches contient de plus en plus de dioxines, suite à la contamination de l'herbe broutée. Les poissons d'élevage sont nourris, eux aussi, de farines de poisson (aussi nocives pour eux que les farines de viande pour les bovins) et d'antibiotiques...
En hiver, les fraises transgéniques ne gèlent plus grâce à un gène emprunté à un poisson des mers froides. Les manipulations génétiques introduisent du poulet dans la pomme de terre, du scorpion dans le coton, du hamster dans le tabac, du tabac dans la laitue, de l'homme dans la tomate.
Parallèlement, de plus en plus de trentenaires attrapent des cancers du rein, de l'utérus, du sein, de l'anus, de la thyroïde, de l'intestin, des testicules et les médecins ne savent pas pourquoi. Même les enfants sont concernés: augmentation du nombre de leucémies, recrudescence des tumeurs cérébrales, épidémies de bronchiolites à répétition dans les grandes villes...
Selon le professeur Luc Montagnier, l'apparition du sida ne s'explique pas seulement par la transmission du virus VIH (qu'il a découvert) mais aussi par des cofacteurs "liés à notre civilisation" : il a mentionné "la pollution" et "l'alimentation", qui affaibliraient nos défenses immunitaires. Chaque année, la qualité du sperme diminue; la fertilité humaine est menacée.
Cette civilisation repose sur les faux désirs que tu conçois. Elle va mourir et ce sera ta faute.
Là où tu travailles, beaucoup d'informations circulent: ainsi apprends-tu, incidemment, qu'il existe des machines à laver incassables qu'aucun fabricant ne veut lancer sur le marché; qu'un type a inventé un bas qui ne file pas mais qu'une grande marque de collants lui a racheté son brevet pour le détruire; que le pneu increvable reste aussi dans les tiroirs (et ceci au prix de milliers d'accidents mortels chaque année); que le lobby pétrolier fait tout ce qui est en son pouvoir pour retarder la généralisation de l'automobile électrique
...
que même le dentifrice est un produit inutile puisque tout le soin dentaire réside dans le brossage, la pâte ne servant qu'à rafraîchir l'haleine; que les liquides-vaisselle sont interchangeables et que d'ailleurs c'est la machine qui effectue tout le lavage; que les Compact Discs se rayent autant que les vinyles; que le papier d'aluminium est plus contaminé que l'amiante; que la formule des crèmes solaires est restée inchangée depuis la guerre, malgré la recrudescence des mélanomes malins (les crèmes solaires ne protègent que contre les
UVB mais pas contre les nocifs UVA); que les campagnes publicitaires de Nestlé pour fourguer du lait en poudre aux nourrissons du Tiers Monde ont entraîné des millions de morts (les parents mélangeant le produit avec de l'eau non potable).
Le règne de la marchandise suppose qu'on en vende: ton boulot consiste à convaincre les consommateurs de choisir le produit qui s'usera le plus vite. Les industriels appellent cela "programmer l'obsolescence".

"- Tiens, ça me fait penser à un truc... Octave, tu te souviens sur Barilla, quand tu nous avais proposé une baseline avec le mot "bonheur" dedans?
- Ah oui... Le service juridique nous avait expliqué qu'on ne pouvait pas, c'est ça?
- Oui! Parce que le mot "bonheur" est une marque déposée par Nestlé!! LE BONHEUR APPARTIENT À NESTLÉ.
- Attends, ça ne m'étonne pas, tu sais que Pepsi veut déposer le bleu.
- Hein?
- Ouais, véridique, ils veulent s'acheter la couleur bleue, en être propriétaires, et c'est pas fini:
ils financent des programmes d'éducation sur CD-Rom, distribués gratos dans les écoles primaires.
Comme ça les enfants apprennent leurs leçons à l'école sur des ordinateurs Pepsi ; ils s'habituent à lire le mot « soif» à côté de la couleur « Pepsi ».
- Et quand ils regardent le ciel Pepsi, leurs yeux Pepsi s'éclairent et s'ils tombent de vélo, leurs tibias se couvrent d'ecchymoses Pepsi...
- Pareil avec Colgate : la marque offre des cassettes vidéo aux enseignants pour expliquer aux gosses qu'il faut se laver les dents avec leur dentifrice.
- Oui, j'en ai entendu parler. L'Oréal fait la même chose avec le shampooing «Petit Dop ».
Laver leurs cerveaux ne leur suffisait pas, alors ils s'attaquent aussi à leurs cheveux!"

"Le plan dégustation, c'est toujours le pire boulot: en plein soleil, après le déjeuner, la pauvre Berbère a dü simuler vingt fois l'extase en introduisant dans sa bouche de pleines cuillerées de Maigrelette. Au bout de quelques prises, elle en était complètement dégoütée. L'accessoiriste apporta alors une bassine dans laquelle elle recrachait le fromage blanc dès qu'Enrique gueulait "Cut !".
Voilà, c'est une petite révélation que nous vous confions, ne l'ébruitez pas trop: chaque fois que vous voyez un acteur se délecter d'un produit alimentaire dans un film publicitaire, sachez qu'il ne l'avale jamais et vomit le produit dans un récipient prévu à cet effet dès que la caméra cesse de le filmer."

Et pendant ce temps là Sarkozy prône la croissance.............
La consommation comme remède à l'ennui, à la monotonie, à la routine.
Travailler plus, pour gagner plus, pour consommer plus. Plus, plus, plus, plus de choses inutiles et d'un prix inaccessible à ceux qui en rêvent, avec la frustration qui en découle.
Si les jeunes de banlieues mettent le feu aux voitures c'est peut être qu'elles sont le symbole de cette vie de consommation-frustration et que s'ils veulent bien consommer, la frustration, c'est NIET?

@ bientôt,

Kristo.

Le 20 août 07 : de nouvelles images de 'tites bestioles ont été ajoutées dans la galerie. Crickets, araignées, elles sont toutes fraîches, prises la semaine dernière dans le parc d'un château, pas loin de chez moi (mais ce n'est pas le mien, zut!). Ne loupez pas ça !!!

Cosette qui cause ce lundi 20 août vous dit : finis les touristes, vive la rentrée, la bretonne parle t'aux français.

Et vi, y sont partis.
Ils sont venus, se sont fait mouiller et sont rentrés, ronchons et soupirant, la queue entre les jambes.
Météo pourrie cette année, c'est pas une info exclusive, je vous l'accorde.
Après tout c'est assez drôle. Non seulement ces gens viennent ici (en Bretagne) dépenser leurs économies mais ils n'ont même pas le loisir de faire trempette.
Y a pas de justice, où va le monde, etc.
Ha! Que je vous dise tout de même qu'on va avoir une belle arrière saison, mon petit doigt, ce fichu bavard, me l'a répèté : soleil, bronzette et cocotiers au menu.
Et pis les p'tits toutous z'adorés auront tout de même eu le temps de laisser des traces, histoire de parfaire leur réputation.
Impossible de tout se rappeler en détail, bien sûr, il faudrait un enregistreur quelconque, mais, de mémoire... :
"- Ha ben dites-donc...(s'adressant à moi en montrant des moules collées à un bout de bois) Y en a, un beau corps mort, là, et y a plein de moules dessus. Vous en prenez pas?
- Bah, vous savez, je peux encore m'offrir des moules si je veux...
- Nan nan nan, c'est pas les mêmes qu'on trouve dans le commerce, celles ci sont sauvages. J'en avais déjà trouvé, ici, il y a 2 ans, très bonnes.
- Heu? Et vous n'avez pas été malade après, que je lui dis en lui montrant du menton les égouts à côté.
- Du tout, du tout, très bonnes. Sur un corps mort, aussi. Pas de sac? Bah, c'est pas grave, tout dans le slip et en route. On les a mangé en rentrant, elle étaient bonnes et parfumées, rien à voir avec celles du commerce..."

Ce court paragraphe ci-dessus est autentique et ce n'est pas un on-dit.
Entendu encore chez une maman touriste : "Non, non, jette ça par terre, non, Romain, pas à la poubelle, c'est sale les poubelles..." . C'était à Concarneau, en ville-close.
Vous me direz que ces gens travaillent 11 mois sur 12 pour venir tout claquer chez nous en quelques jours et que dès lors on peut bien passer le balai derrière eux quand ils s'en vont, ok, mais ça montre tout de même leur absence écoeurante du savoir vivre élémentaire.
Ce n'est pas nouveau mais ça fait toujours du bien de le redire.
Et pis tous les touristes ne sont pas comme ça, je le sais aussi.
Il y a même des gens bien parmi eux.
Paraît-il.
(C'est un bruit qui court).
(Une Urban Legend bretonne).

Maintenant ils ont regagné leurs pénattes.
Ils vont courrir leur hypermarché favori pour acheter des cartables, acheter des crayons, acheter des cahiers, des gommes, des trucs et des machins, tout le bataclan habituel.
Dans une quinzaine ils déposeront leur petits à l'école en râlant après ces instits/profs qui, décidemment, ont trop de vacances (selon eux un instit c'est fainéant par nature) et commenceront à attendre leur prochain été.
Triste existence, tout de même (plus que 47 semaines...).

Sinon, à part ça, chez Kristo tout baigne. On continue à fotografier des p'tites bestioles à poils et à plumes, et à compter des fleurettes. Merci à l'ami Sam qui est pour beaucoup dans ces images.

Bon début d'école aux plus jeunes, je suis à vos côtés.
Ecoutez vos maîtres et maîtresses, en principe ils racontent peu d'âneries.
Méfiez-vous de vos parents, grandir ça rend con.

Bizx @ toutes et tous et @ bi1tôt.

Kristo

Causette de Cosette du samedi 21 juillet 07.

Grande histoire d'amour et point de satisfaction.

Un ami m’a fait cadeau, il y a trois ans, d’un abonnement de 6 mois à une revue très connue traitant de la photographie.
Bien.
Touchée par tant de gentillesse et soucieuse de lui faire le plaisir de recevoir son cadeau avec joie,  je l’ai accepté, bien qu’étant déjà abonnée à cette revue.
Pendant 6 mois j’ai donc reçu cette revue en double exemplaires, pour cause de double abonnement.
Les 6 mois écoulés j’ai reçu une proposition de cette revue me proposant de poursuivre mon abonnement, ceci à des tarifs « améliorés ».
J’ai répondu très poliment au service abonnement de cette revue – appelons-la « Photo Revue » pour simplifier la suite – en lui expliquant que j’étais déjà abonnée à leur publication et que je n’avais aucun intérêt à la recevoir en 2 exemplaires.
Hélas, mon courrier n’a probablement pas été lu par le comité d’abonnement car une dizaine de jours après que j’ai envoyé cette lettre me parvint un second courrier en provenance de Photo Revue me demandant de me réabonner pour ce même tarif préférentiel, plus, en cadeau, un magnifique porte plume dans un magnifique écrin en simili velours véritable.

Je répondis derechef à M Service Abonnement, lui indiquant que j’étais très émue de le voir aussi désemparé par mon départ de leur cheptel de lecteurs mais que mais que, non, je ne souhaitais pas, etc.

Ma lettre n’a apparemment pas été lue, ou alors elle a été mal comprise.

En effet, quelques jours plus tard, je recevais une troisième proposition, encore plus alléchante.
M Lajoie, haut directeur du service abonnement de Photo Revue m’écrivait personnellement et en nom propre pour me faire part de sa tristesse de voir que je prenais le large et que je ne souhaitais plus continuer à lire la prose et regarder les images de Photo Revue.
Quelle tristesse émanait de ce courrier!
On sentait l’homme au bord du désespoir, et cela me toucha profondément.
Pour preuve de sa profonde détresse, M Lajoie me faisait part de sa décision de m’offrir, en plus d’un abonnement à un prix ridiculement bas et du stylo imitation or dans son écrin en simili velours, d’un lecteur de dvd d’une valeur inouïe.
J’en restai baba et me pondis illico une réflexion générique du genre « Où vont se nicher les affections, tout de même !… ».
Je répondis donc, avec le plus de tact possible, choisissant mes termes, pesant mes mots, évaluant mes comparaisons  afin de ne pas détruire définitivement ce pauvre M Lajoie, dont la vie ne tenait manifestement plus qu’à un fil.

Hélas, M lajoie n’était pas au bout de ses peines.
Lisait-il son courrier ?
Mes lettres étaient-elles interceptées par une secrétaire jalouse ?
Je ne sais pas ; toujours est-il qu’un quinzaine de jours plus tard, je reçu une longue lettre de M Lajoie.

Comment et où  trouver les mots pour exprimer la détresse profonde qu’exhalait son message ? Internet est parfois trop froid pour les émotions qu’on voudrait y faire passer et je doute de parvenir à vous faire saisir dans quel abysse de désarroi se trouvait le triste Lajoie.
Sans faire d’allusion directe à une solution radicale de type suicidaire – le brave homme ne voulait sans doute pas que je culpabilise – il laissait largement apparaître que sa vie était devenue un enfer, une morne route pavée de larmes.
Le moindre mot, jeté négligemment sur son bureau évoquait pour lui la période heureuse où j’étais encore abonnée à sa revue.
Il avait depuis longtemps perdu le goût du manger et du boire et l’amour n’avait plus d’odeur.
Le matin, sa première pensée était pour la longue cohorte d’heures, absentes de moi,  qu’il allait lui falloir affronter avant de pouvoir se recoucher et pouvoir goûter ainsi de nouveau à quelques vagues instants de repos et d’oubli, instants troublés néanmoins par l’obsession récurrente de ma désaffection.
L’horreur au quotidien, Lajoie connaissait.
Pour me prouver son désir profond de me voir regagner l’immense peuple de ses fidèles abonnés, M Lajoie, outre le tarif toujours plus préférentiel et devenu quasiment anecdotique, le stylo en simili or avec son écrin imitation velours et le lecteur de dvd, ajoutait un bloc de foie gras, une paire de lunettes fumées, un godemiché pour dames, un dictionnaire français/danois, un caleçon homme taille xxl (blanc) et une boite entière de raygrass pour semer mon gazon.
Ne reculant devant rien, il ajoutait la possibilité de partir en vacances à Cancun si je revenais.
Il enrobait bien ce voyage d’un soit disant tirage au sort mais je n’étais pas dupe, et je serais sans nul doute la gagnante.
Il cachait mal son jeu, du reste, avouant d’emblée : VOUS AVEZ GAGNE !!!.
Je restais confuse et émue de toute cette sollicitude en vrac, mais restais inébranlable.
Je lui répondis donc que l’appartement que j’occupais n’avais pas de jardin, était trop exigu pour stocker son bric à brac et que je ne pouvais décemment partir en voyage à un moment où mon employeur avait un furieux besoin de ma présence (ha ben lui aussi, tiens !).
Je refusais donc son offre.
Je n’ai jamais eu de réponse à cette dernière missive.
L’a t’il lue ? Est il toujours vivant ou cet homme au bord du gouffre a t’il fait un pas en avant ?
Je suppose que je ne le saurai jamais, et j’avoue que depuis, cette incertitude me hante par moments.
Ainsi va la vie, on laisse des cadavres derrière soi, quelquefois bien involontairement.
En tout cas une chose est sûre : responsable d’un service d’abonnement est un métier à haut risque.
On ne plaisante pas avec l’amour ; on peut y laisser son âme et sa peau.

Bonne journée et @ bientôt.


Kristo
_________________________

Parlotte de ce lundi matin 18 juin 2007.

De nouvelles images dans la galerie : ne ratez pas ça ! Des bébétes, des bébétes vues d'en haut, du dessous, de face et de fesses. Entrez dans ce petit univers où la vie quotidienne consiste à se déplacer sur des tiges, à éviter les épines des roses, ces dangereux épieux, à puiser sa nouriture dans des corolles...


Ben sinon... sinon quoi?
Sinon boulot et dodo et pas métro parcequ'il n'y en a pas sur mon bord de mer. Mais si y en avait eu ça aurait sans doute été métro aussi.
Bref.
Ha ben j'ai relu hier soir quelques lignes du journal de l'ami Sam, qui me fait de plus en plus penser au pauvre JJ Tergal. A chaque fois ça me fait marrer.

"26 novembre 05 - 14:00
Wep ben c'est re-moi.
Encore la Tv, source inépuisable de richesses diverses, ou plutôt inépuisable puits de sottises et de fautes (merci C. Beaudelaire, mais il ne parlait pas de la TV, of course).
Je cite la pub pour Printiligne de Danone: "Chaque jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre".
Point.
Bien.
Reprenons.
Je répète: "Chaque jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre"
. Ca laisse rêveur. Ca laisse rêveur de penser qu'il y a des publicitaires grassement payés pour pondre des âneries pareilles. "Chaque jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre" et on imagine aussitôt des armées de femmes, beurrées comme des p'tits Lu, de l'heure du réveil à celle de la cuvée, titubant comme des zombies dans les rues. Les mecs vont devoir numéroter leurs abatis, ça va dégommer sec, je sens.
"Chaque jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre" Danone l'affirme: la femme naît bourrée et titubante. Son premier mot n'est pas "maman" ou "papa" ou "lolo" ou "caca" etc. mais "Y fait soif". Seul vaccin: Printiligne de Danone. Je n'ai as le plaisir de connaître personnellement ce Printiligne mais ça doit être un mix de nautamine et d'alka seltzer.
Dans le genre ânerie, les publicitaires font fort, il faut dire.
Je viens d'en voir une, une bien belle, bien canon, qui nous affirme que le fromage Machin aide à lutter contre le cholestérol. Je dis glop le fromage. Et destroy le vilain cholestérol. Tout détruit qu'il est. Raplapla à grands coups de fromage. Plus crédible y a pas si?
- Tu viens pas à la gym aujourd'hui? Rapport à ton cholestérol, je veux dire...
- Inutile, je viens de bouffer un claquos.
Tout ça va de soi. Ceux qui disent qu'on vit dans un monde de fous doivent être frappadingues. Tout se tient, je confirme.
Bien.
Je remets mon entonnoir sur ma tétête et vais regarder un bon téléfilm, maintenant.
Vi, niveau culture, j'essaye de peaufiner, ces temps ci.
@ +
Sam."

Je me rappelle en effet avoir vu cette pub, mais je pense que Danone a du y mettre fin. En tous cas c'est sûr que le génial géniteur de l'idée de base a dû se payer quelques bonnes heures/journées de rigolade. Arriver à faire passer ce message comme étant "positif", le tout dans l'indifférence générale était un genre d'exploit.

@ bientôt sur mes ondes...

Kristo.

Dimanche 20 mai 2007, en pleine nuit.

Vi.
Vi, ce message est écrit en pleine nuit.
Pourquoi donc? Vous entends-je vous questionner...
Est-ce une Kristo's insomnie?
Un impérieux besoin de communiquer à ses visiteurs sans cesse avides de nouvelles croustillantes et d'anecdotes charnelles?
Je dis : "Que nenni, nan, que nenni"
J'applique simplement à la lettre les ordres de notre nouveau président, Président Sarkozy, notre PCN*.
Tiens! Avez-vous remarqué que les principaux medias, TV et radios ne parle plus de 'monsieur Sarkozy' ou 'Nicolas Sarkozy'? Non, désormais ils informent sur le 'Président Sarkozy'.
Ha! Ceci sonne un peu comme dans des organes officiels de dictateur sud-américains, non?: "El señor Presidente...".

Mais ne critiquons pas, ce site souhaite continuer à vivre un peu.

Notre PCN* Sarkozy a donc décrété qu'il fallait se lever tôt.
C'est ce que j'ai fait en mettant mon réveil à sonner 5 heures. Je me suis, de ce fait, levé tôt, me trouvant par là même fort dépourvue d'activité.
Je me suis mise, en baillant et mal éveillée à vous pondre ces lignes.
Je n'y reviendrai qu'en dilettante amusée sur les anecdoctes qui émaillent les débuts du nouveau quinquennat.

Outre les censures qui vont bon train depuis dejà plusieurs mois (faites donc une recherche sur les mots 'censure Sarkozy' sur Google...) je me suis fort amusée à entendre que l'ex de Jacques Martin, Cécilia Sarkozy n'avait pas voté.
C'est peut être par distraction, ou un simple oubli, ou peut être était-elle over-busy, je ne sais pas. Elle avait certainement une bonne raison de ne pas le faire, raison probablement respectable. De plus le vote n'est pas obligatoire en France, non, c'est juste un devoir civique.
Je me demande comment va faire notre PCN* pour nous inciter à voter désormais. Sa meuf n'a apparemment pas pigé le concept.
Je me demande comment il va pouvoir imposer des cours de civisme dans les écoles, par exemple.
Mais je manque de respect envers celui qui représente désormais la FRANCE et sa belle bannière étoilée son drapeau à l'étranger.

Car il faut être fier d'être français, nous sommes un peuple à part.
Soyons fiers d'être français, soyons fiers de notre Napoléon (entre nous Napoléon a toujours, à mes yeux, été un petit tyran sanguinaire, qui a passé son relativement court règne à mener des guerres inutiles aux quatre coins de l'Europe et du nord de l'Afrique, laissant par là-même la France dépourvue de population mâle et exsangue économiquement. Les forces alliées - déjà - réussirent à débarrasser l'Europe du nabot malfaisant en l'exilant, mais le nain velléitaire remis le couvert jusqu'à ce qu'il se prenne une pâtée définitive; l'agacement provoqué par ses exactions meurtrières et vaines amena les forces alliées à l'exiler sur une île lointaine d'où il ne parvint pas à s'enfuir. Il périt seul et maussade), notre Napoléon donc, nos ex-colonies (le rayonnement de la kulture française sur ces peuplades qui ne connaissaient même pas Vercingétorix ou Victor Hugo), notre langue si riche et injustement négligée par les étrangers qui son maime pâs cap de lha cozer corek, c'est à dire les autres.
Soyons fiers, donc soyons fiers.
Soyons heureux de voir se généraliser les CNE et autres petits boulots (paroles d'employeur: un employé qui a signé un CNE peut être mis à la porte sans préavis, sans prime de licenciement et sans même recevoir une raison, valable ou non - difficile de se motiver à bosser dans ces conditions, non?).
Ayons confiance en PCN* qui nous débarrassera efficacement de tous ces étrangers qui nous piquent notre boulot et attendons avec la même confiance les emplois de balayeurs et d'éboueurs qui vont bientôt se libèrer.

Personnellement je suis fière d'être française mais pas pour ces raisons.
Je suis fière d'être française quand je vois des manifestants faire plier un gouvernement qui voulait leur infliger un CPE. Je suis fière d'être française quand je vois les échos positifs venant du monde entier (USA compris - fouillez dans les forums) devant cette réaction populaire qui fait que la France est la France.
Mais être fière du petit bout de croûton terrestre où ma mère a accouché de ma personne, nan, c'est pas mon truc.
Je suis née bretonne, française, européenne et femelle mais surtout, surtout, de race humaine.

Pour ma part je n'ai rien à craindre de PCN*.
Je suis blanche de peau (sauf en été), de nationalité française (il en faut une), ne suis jamais passée devant un tribunal, ai du boulot, nei perçois pas le RMI... ça allège déjà les risques. Il me reste celui de me faire agresser par un sarkoziste beurré, bien sûr, on n'est jamais à l'abri... :o)
Va falloir que je méfie de tous et de toutes, maintenant.

Ainsi va la vie.

@ bientôt. Je rassure mes quelques lecteurs, je ferai tout pour continuer à vous écrire mon petit mot épisodique.

* PCN = Petit Cocu National - mais il faut l'excuser, ce n'est pas de sa faute s'il est et sera toujours petit. !

Bizes à toutes et tous, cocottes & cocos,

Kristo
_______________________

Lundi 16 avril 2007, 11 h.

"Les vieux comptent en saisons
Ils ne savent plus voir en face; ils regardent seulement par dessus leur épaule, le passé
Ils ne savent plus que le feuillage reverdit à chaque printemps..."

Je m'appelle Kristo et j'ai 35 ans.
Et je vous assure, je vous jure, beaucoup de saisons m'attendent.

Mais honte à moi.
J'ai relu hier quelques poèmes d'Aragon. Ca fonctionne toujours, et malgré les saisons qui passent l'effet est toujours là, saisissant.
J'aurai voulu vous placer ici ces lignes: "Les vieux comptent en saisons..." de manière exacte mais je ne le retrouve plus.
Alors je vous en ai fait un bref compte rendu aproximatif: "Les vieux comptent en saisons, Ils ne savent plus voir en face; ils regardent seulement par dessus leurs épaules, le passé Ils ne savent plus que le feuillage reverdit à chaque saison..."

Pour me venger je vous donne un poème à crier dans les ruines.

Criez!

"POÈME À CRIER DANS LES RUINES

Tous deux crachons tous deux
Sur ce que nous avons aimé
Sur ce que nous avons aimé tous deux
Si tu veux car ceci tous deux
Est bien un air de valse et j'imagine
Ce qui passe entre nous de sombre et d'inégalable
Comme un dialogue de miroirs abandonnés
À la consigne quelque part Foligno peut-être
Ou l'Auvergne 1a Bourboule
Certains noms sont chargés d'un tonnerre lointain
Veux-tu crachons tous deux sur ces pays immenses
Où se promènent de petites automobiles de louage
Veux-tu car il faut que quelque chose encore
Quelque chose
Nous réunisse veux-tu crachons
Tous deux c'est une valse
Une espèce de sanglot commode
Crachons crachons de petites automobiles
Crachons c'est la consigne
Une valse de miroirs
Un dialogue nulle part
Ecoute ces pays immenses où le vent
Pleure sur ce que nous avons aimé
L'un d'eux est un cheval qui s'accoude à la terre
L'autre un mort agitant un linge l'autre
La trace de tes pas Je me souviens d'un village désert
A l'épaule d'une montagne brûlée
Je me souviens de ton épaule
Je me souviens de ton coude
Je me souviens de ton linge
Je me souviens de tes pas
Je me souviens d'une ville où il n'y a pas de cheval
Je me souviens de ton regard qui a brûlé
Mon cœur désert un mort Mazeppa qu'un cheval
Emporte devant moi comme ce jour dans la montagne
L'ivresse précipitait ma course à travers les chênes martyrs
Qui saignaient prophétiquement tandis
Que le jour faiblissait sur des camions bleus
Je me souviens de tant de choses
De tant de soirs
De tant de chambres
De tant de marches
De tant de colères
De tant de haltes dans des lieux nuls
Où s'éveillait pourtant l'esprit du mystère pareil
Au cri d'un enfant aveugle dans une gare-frontière
Je me souviens
Je parle donc au passé Que l'on rie
Si le cœur vous en dit du son de mes paroles
Aima Fut Vint Caressa
Attendit Épia les escaliers qui craquèrent
Ô violences violences je suis un homme hanté
Attendit attendit puits profonds
J'ai cru mourir d'attendre
Le silence taillait des crayons dans la rue
Ce taxi qui toussait s'en va crever ailleurs
Attendit attendit les voix étouffées
Devant la porte le langage des portes
Hoquet des maisons attendit
Les objets familiers prenaient à tour de rôle
Attendit l'aspect fantomatique Attendit
Des forçats évadés Attendit
Attendit Nom de Dieu
D'un bagne de lueurs et soudain
Non Stupide Non
Idiot
La chaussure a foulé la laine du tapis
Je rentre à peine
Aima aima aima mais tu ne peux pas savoir combien
Aima c'est au passé
Aima aima aima aima aima
Ô violences
Ils en ont de bonnes ceux
Qui parlent de l'amour comme d'une histoire de cousine
Ah merde pour tout ce faux-semblant
Sais-tu quand cela devient vraiment une histoire
L'amour
Sais-tu
Quand toute respiration tourne à la tragédie
Quand les couleurs du jour sont ce que les fait un rire
Un air une ombre d'ombre un nom jeté
Que tout brûle et qu'on sait au fond
Que tout brûle
Et qu'on dit Que tout brûle
Et le ciel a le goût du sable dispersé
L'amour salauds l'amour pour vous
C'est d'arriver à coucher ensemble
D'arriver
Et après Ha ha tout l'amour est dans ce
Et après
Nous arrivons à parler de ce que c'est que de
Coucher ensemble pendant des années
Entendez-vous
Pendant des années
Pareilles à des voiles marines qui tombent
Sur le pont d'un navire chargé de pestiférés
Dans un film que j'ai vu récemment
Une à une
La rose blanche meurt comme la rose rouge
Qu'est-ce donc qui m'émeut à un pareil point
Dans ces derniers mots
Le mot dernier peut-être mot en qui
Tout est atroce atrocement irréparable
Et déchirant Mot panthère Mot électrique
Chaise
Le dernier mot d'amour imaginez-vous ça
Et le dernier baiser et la dernière
Nonchalance
Et le dernier sommeil Tiens c'est drôle
Je pensais simplement à la dernière nuit
Ah tout prend ce sens abominable
Je voulais dire les derniers instants
Les derniers adieux le dernier soupir
Le dernier regard
L'horreur l'horreur l'horreur
Pendant des années l'horreur
Crachons veux-tu bien
Sur ce que nous avons aimé ensemble
Crachons sur l'amour
Sur nos lits défaits ,
Sur notre silence et sur les mots balbutiés
Sur les étoiles fussent-elles
Tes yeux
Sur le soleil fût-il
Tes dents
Sur l'éternité fût-elle
Ta bouche
Et sur notre amour
Fût-il
TON amour
Crachons veux-tu bien
"

Aragon - La Grande Gaîté

@ bientôt, quand Aragon se sera fait plus discret et que serai de nouveau capable de vous entretenir de sujets plus rigolos.

Bizes,

Kristo

Jeudi 29 mars 2007, 8 h 30 (du matin, croyez-le ou non).

Qui dans sa vie n’a jamais reçu de lettre anonyme ?
Vous ? Moi ?
Wep, j’avoue, je n’ai jamais reçu de lettre anonyme, c’est vrai.
Voici pourtant quelques réflexions simples sur le raisonnement à avoir au cas où vous en recevriez une.
Observez d’abord la signature.
Si la lettre est signée "Un ami qui te veux du bien…" plusieurs conclusions s’imposent.

D’abord s’il adopte le vouvoiement – un ami qui vous veut du bien -, c’est que cet ami vous veut du bien MAIS vous respecte, ouf, ça vaut mieux que l’inverse.
Il n'y a rien de pire qu'un ami qui vous méprise ET qui vous veut du mal.

Vous avez déjà beaucoup d’ennemis qui vous veulent du mal, alors, si vos amis s’y mettent aussi … bref.

Cet ami qui ne vous veut pas de mal et qui vous respecte s'est donc fendu d'une lettre anonyme à votre encontre.
Celà laisse supposer à priori quelqu'un d'une élégante discrétion. Voici un point d'acquis.
Si la lettre commence par "Bonjour connasse…" c’est que c’est manifestement quelqu’un qui vous connaît bien.
Si la lettre se poursuit ainsi : "Je te donne d’abord quelques nouvelles de ton mec…" vous pouvez en conclure qu’il s’agit donc d’un ami ou d'une amie, d'un naturel réservé, qui ne vous veut pas de mal, qui vous connaît bien et qui est proche de la famille. De votre mec surtout.
Ceci doit resserrer l’étau de vos convictions.
Poursuivons.
"Pour ton gosse t’inquiètes pas, je te le rendrai, d’ailleurs, voilà déjà une oreille…"
Ok.
Sachez apprécier avec goût l’humour de votre tout nouveau copain ou nouvelle copine épistolaire.
Vous déduisez aisément de ce qui précède qu’il s’agit d’un(e) ami(e) qui ne vous veut pas de mal, qui vous connaît bien, qui est proche de la famille, surtout de votre bonhomme, qui connaît (ou connaissait) votre(s) enfant(s) et qui aime bien la rigolade.
Ca se resserre, ça se resserre.
Z’êtes d’accord, non ?
"Si tu veux revoir ton enfant vivant, apporte la somme de xxx euros en coupures usagées à…"
A ce stade de votre étude, inspectez consciencieusement la somme exigée.
Moins de 100 € = petit, voire médiocre. Peut être un sdf chronique.
Plus de 5000 € = adepte des drogues dures ou utopiste forcené.
Celà est donc une information complémentaire.
Il subsiste une large fourchette, j’en conviens, mais à force de vous prendre pour un flic et d’éliminer les suspects…

Vous avez à présent suffisamment d’éléments pour savoir qu’

1) il s’agit d’un(e) ami(e)
3) qui a une discrétion assurée
2) qui vous veut du bien et vous respecte
3) qui a honte de son écriture, la preuve, il préfère se faire c… à découper un journal plutôt que d’utiliser un stylo
4) qui est proche de la famille – enfin de votre mec surtout.
5) qu'il adore vos enfants, surtout en pièces détachées

S’il reste encore beaucoup de coupables potentiels dans votre entourage, c’est que vous êtes très, très populaire, bravo, je vous envie d’avoir autant d’amis.
A ce stade de notre réflexion, il convient de savoir si vous tenez réellement à revoir votre enfant - ou ce qu'il en reste - et si oui à quel prix.
Si ce n'est pas le cas la solution est simple: faites la sourde oreille, l'affaire se tassera d'elle même. Il n'est éventuellement pas exclu que, déconfi(te) et déçu(e), votre ravisseur(sseuse) vous demande de récupèrer votre bien ou ce qu'il en reste pour cause d'encombrement excessif.
Le tour est joué mais reste aléatoire et sans certitude.

Si vous tenez à être absolument sûre de récupèrer des bouts de votre descendance (bouts qui pourront servir de souvenir, de décoration originale ou même de presse papier), il va sans doute falloir passer à la caisse.
Tentez de négocier avec le ravisseur un paiement par chèque, voire des versements échelonnés. En effet, compte tenu des délais d’encaissement obtenus, vous aurez plus de temps pour emprunter le montant de la rançon.
Emprunter ?
Mais emprunter à qui ?
A qui ?
Mais vous ne manquez pas d’amis, apparemment.
Alors profitez-en. Ils le font bien, eux, non ?
Je ne doute pas que vous ayez vous-même dans votre entourage quelqu'un qui ait quelque chose à se reprocher ou une tâche sur la conscience...

Signé :
« …trop facile, je vous laisse le choix… »


ps: si votre mec a curieusement disparu de la circulation depuis quelques jours, si vous le sentiez stressé/déprimé par des problèmes d'argent, si les cris de votre mioche avaient tendance à l'agacer un peu, si vous avez le sentiment que le respect qu'il vous porte depuis toujours se transformait ces derniers temps en véritable vénération, ne cherchez plus: c'est sans doute lui l'auteur de la facétie.
Dans ce cas ne vous en faites pas: ce n'est qu'une blague, ne donnez pas suite.
Dédaignez.
Vous ferez d'autres enfants plus tard si nécessaire.

Jeudi 22 mars 2007, littératurons z'à tout rompre...

Glop/yop toutes & tous en ce début de printemps.

Fantastique, je dis, merveilleux, bravo.
Z'avez vu? Y fait beau, y fait bleu.

Un soleil miroitant de mille feux darde ses rayons étincelants sur une dame nature, épanouie.

La phrase ci-dessus, c'est du français correque et réguyer, à la "Da Vinci Code" (le bouquin). C'est joli, bien sûr, mais... déjà lu, non?
En Kristo-french ça donnerait plutôt un truc du genre:
Mille et un feux d'un soleil épanouit fouettent ardemment une dame nature qui rosit de plaisir et la pâquerettent à tout rompre.
Bon.
Je devine que l'usage du verbe "pâqueretter" dans cette phrase vous interloque (et paf, une étrangeté. Faut vous dire que je milite activement pour la réhabilitation du verbe "interloquer", de nos jours injustement réduit au rôle accessoire d'adjectif. Je suis pour l'égalité des chances, politiquement, socialement et linguistiquement parlant. Il faut se battre pour que chaque mot ait un avenir).
Bref, le verbe pâqueretter est un néologisme spontané et perso. Je ne vous en voudrais pas si vous ne l'utilisez pas de façon régulière, pas de problème, pas de ça entre nous. N'envenimons pas des relations déjà houleuses par une fierté mal placée.

Pâqueretter, donc (on va y arriver), est un verbe printanier s'il en est, qui signifie en quelques sortes: profiter sympatiquement, blanchamment (hum, oui, heu, blanchamment est un nouvel adverbe de mon cru qui signifie: "d'une blancheur pâquerette". Vi, j'ai écrit "blancheur pâquerette", on dit bien "bleu marine", "vert émeraude" ou "jaune cocu", pourquoi pas "blanc pâquerette"? Un peu d'inovation ne nuit pas. Et puis c'est quand même plus joli qu'une "blancheur immaculée", non?), blanchamment donc, et piedemment (alors donc, "piedemment" est un adverbe utilisé pour désigner l'attitude d'un individu prenant son pied (mais si y faut tout vous expliquer...)) d'une météo avenante.
User du beau temps pour en prendre du bon, si on veut simplifier les choses, quel panard, hein, les ami(e)s?
Je dois préciser que pâqueretter s'utilise de préférence au présent. Utilisé au passé le verbe "pâqueretter" ne laisse qu'un bouquet de souvenirs. Si on l'emploie au futur, on se hasarde à des déconvenues..

Il convient d'éviter "que tu pâquerettasses" qui présente de facheuses similitudes avec "pétasse", mot qui n'est pas joli-joli, non.

Je sais que les facéties ci-dessus n'amusent que moi, mais ainsi c'est: je pâquerrette toute seule, ce qui, je confirme, est bien moins rigolo qu'à deux.

D'ailleurs, puisque que nous butinons ensemble le flot de nos habitudes verbales, je voudrais en venir à un problème prononçiaco/attitudo/médical qui affecte pas mal de gens: le verlan.
Pour ceux qui l'ignoreraient, le verlan est une sorte de dyslexie plus ou moins volontaire qui provoque une inversion des mots.
J'ai consulté plusieurs riensmairgra (un rienmairgra
est un grammairien spécialisé verlan) à ce sujet.
Fallait s'y attendre, ils sont dithyrambiques: "langage des temps modernes", "liberté vis-à-vis des usages", "marquer sa différence", "marquer son appartenance", "marquer son territoire"...
Pourtant il semble que le verlan ne peut être utilisé qu'avec des mots de deux syllabes maxi.



Vuillemin, j'adore.
Ce dessin est tiré de "La Nouvelle encyclopédie des Lumières" chez Albin-Michel, à ne pas rater!

Ainsi certains mots, certaines phrases sont-ils intraduisibles.
C'est le cas des mots "hypocondriaque", "subjectivement", "apocalyptique", "irrationnel" entre nombreux autres. Essayez avec succès de traduire rapidement "l'hypocondrie est subjectivement et apocalyptiquement irrationnelle" en verlan et je vous paie un pot.
Il est à noter que même si vous y parvenez, la phrase n'aura pas plus de sens en verlan qu'en droitlan.
Obscurité n'égale pas forcément sécurité, l'habit ne fait pas le moine, si le silence est d'or la parole est d'argent et qui a bu boira. Et tutti quanti, on connaît la ziquemu.
Le verlan supporte de nombreuses exceptions.
Ainsi "beaux" en verlan, se traduit-il par "beau" et non par "zob" qui semble avoir un autre sens. Etonnant, non?
D'autres mots, quant à eux, n'ont tout simplement pas de traduction. Ainsi "tarpé" se prononce t'il à la française, c'est à dire comme par vous et par moi. Les rienmairgra consultés m'ont affirmé que ce mot, "tarpé" que nous utilisons quotidiennement, est en fait un mot verlan passé dans la langue française.
Dur à croire, n'est ce pas?
Encore plus dur à croire: le verlan est habile à véhiculer des images poétiques. Ainsi, en verlan, prendre un apéro devient tout un opéra.
Rafraichissant, isn't it?
Il n'est pas beau (et parfois pas prudent non plus) de se moquer des handicapés, aussi ne voudrais-je pas taquiner les gens atteints par le verlan (j'avoue ignorer comment on les appelle: les verlaniqués? les verlaneux?) là où ça les démange, mais j'aimerai bien qu'on prononce rapidement la phrase "Kek-tu-dis, Kristo, kek'c'est-k'ça? " en verlan devant moi.
Vi, j'aimerais.

Mises à part ces nouvelles coutumes, tout suit son cours dans la vie ordinaire.
Le tournois des 6 nations de rugby s'est terminé sur une victoire française. Cocorico, donc, cocoricocottons ensemble, voulez-vous?
Pour fêter l'évènement j'ai endossé un maillot de foot, dans le but d'encourager les valeureux guerriers - je me suis trompée de sport, je sais, inutile de m'écrire à ce sujet, je suis au courant, vous ne feriez que gaspiller votre clavier, mais c'est tout ce que j'avais sous la main et pis c'est l'intention qui compte, dit-on ("l'intention qui compte" est un fait avèré. Un truc du même acabi que "qui a bu boira", "l'habit fait pas le moine", "vise plus haut tu pisseras plus loin" (hi hi , c'est un dicton masculin, hi hi, tout en finesse, hein?)).

Un dernier petit mot à propos d'une pub TV qui sent bon son lopin de purin.
Imaginons un coup de fil...

- Allô, oui bonjour?
- Oui, bonjour, je voudrai parler à Alice s'il vous plait.
- Hem... heu... que puis-je faire pour vous, monsieur?
- Vous êtes Alice? Z'êtes pas Alice. Z'avez une voix de mec, je vous crois pas.
- Je ne suis pas Alice, en effet monsieur, mais je peux vous renseigner, si vous voulez...
- Ok, alors renseignez-moi et dites-moi où est Alice.
- Mais, enfin, monsieur, je ne peux pas vous passer Alice, Alice n'est pas là, enfin...!!
- Je me serais trompé de numéro??
- Vous êtes chez Alice ADSL, monsieur, vous ne vous êtes pas trompé.
- Ha ben c'est cool et je sais qu'Alice c'est la déesse, elle, je l'ai vue à la télé. Alors maintenant passez-moi Alice.
- ... désolé, monsieur, je ne peux rien pour vous...
- Ha... Alice est peut être occupée sur une autre ligne? C'est con ça...
- Ce temps de communication vous est facturé, monsieur, si je peux faire quelque chose pour vous...
- Oui vous pouvez! Passez-moi Alice..
- !!!
- Alors, qu'est-ce-que vous attendez?
- Allo, bonjour...
- Ha! Une voix féminine! C'est Alice! Enfin je vais...
- Non, monsieur, ici c'est la femme de ménage, et vous me dérangez dans mon travail...


C'est quand même beau, l'amour.
Ca vous pousse à de ces amusantes extrémités, parfois... même si la déception est parfois au bout du fil, sob.

Bonne fin de journée, bécottez-vous sérieux et see you soon.

Kristo

Jeudi 15 mars 2007, z'êtes gentils comme tout, on vous aime, we love you...

(Lisez cette première phrase avec une voix d'hôtesse de l'air, svp. Juste la première, les autres c'est moins grave.)
(Rélexions faites c'est assez grave tout de même et, tant que vous êtes dans de bonnes dispositions, laissez-vous tenter et lisez l'intégralité du texte de cette même voix d'hôtesse de l'air) (si suave, cette voix...)
(Donc:)
(Bref:)

"Anne-Sof.com Airlines" est heureuse vous accueillir sur ses lignes régulières. La température au sol est agréable. Notre altitude est de 10 mètres mais devrait rapidement changer après le décollage et il n'est pas exclu que nous quittions complètement le sol. Nous prions par conséquent nos aimables passagers de bien vouloir attacher leur ceinture.
En effet, bien que toutes les précautions d'usage aient en principe été prises, le hasard est ce qu'il est, imprévisible et facétieux. C'est pourquoi nous vous invitons à vérifier l'intégrité de vos parachutes et de vos gilets de sauvetage.
Vérifiez également vos rations de survie et vos doses de quinine.
N'oubliez pas vos flacons de plasma. Revérifiez vos tenues anti-radiations. N'oubliez pas d'emporter les pillules rouges et bleues marquées MR dans votre kit de survie, pour une mort rapide.
Le temps est maintenant compté, nous allons bientôt prendre notre envol. Toutefois, êtes-vous bien sûr d'avoir coupé le gaz? Fermé les fenêtres? Branché l'alarme? Couché mémé?...

Quel flip, hein?
Si après toutes ces précautions vous avez peur de prendre l'avion, plus personne ne vous en voudra.
Vous le prenez tout de même? Ok. Rest in peace.


... Aucun pirate de l'air n'a encore laissé de trace dans cet avion, nous voulons dire aucune trace de pirate de l'air dans cet avion n'a pour l'instant été détectée...


Excellent Psikopat de mars - courrez l'acheter, il est dans les kioskes!
Où va se nicher le péril, tout de même!
C'est vrai qu'un pirate de l'air ça peut être dangereux, surtout s'il laisse traîner des peaux de bananes. Personne n'est à l'abri d'une mauvaise chute. Il est donc conseillé de prévoir quelques béquilles lors de votre départ en wacances.
On sait tous qu'il vaut mieux prévenir que guérir même si l'un n'empèche pas l'autre.

Car, bien sûr, ce long préembule a une raison d'être, j'ai cité: LES WACANCES.
Vi, les vacances.

Bob, tee-shirt, sac rose-puputte, radio, huile solaire... vive le tourisme

Etes-vous sûr que partir en vacances soit bien raisonnable?
Avez-vous suffisament pesé les pours et les contres de cette solution de facilité?

Croyez-vous vraiment que la fuite en avant soit une porte de sortie convenable?
N'avez-vous donc aucune fierté?

Songez à l'agréable été que serait celui qui vous verrait rester chez vous. Songez aux instants inoubliables que vous réservent des soirées entre amis (bien forcés de rester aussi, les amis, pour ne pas vous laisser seul(e) dans cette ville déserte). Songez donc et rappelez-vous les fameux dictons: "On n'est nulle part mieux que chez soi", "Home sweet home", "Mieux vaut un petit chez soi qu'un grand (et fastueux) chez Anne-Sof "..

Préfèrez-vous - et répondez franchement - les ennuis de la circulation, les coups de soleil sur les côtes bretonnes, les ondées sur la côte d'Azur, enfin l'inverse, préfèrez-vous celà au confort d'une situation que vous maitrisez totalement?
J'ai dis franchement.
Songez aux problèmes divers qui vous attendent ailleurs: le chikungougnia à la Réunion, les tsunami en Indonésie, le paludisme en Bretagne, les dangers pour la cuti en Gréce...
Avez-vous songé à ce qui vous attend si vous décidez, en dépis de tout bon sens, de partir en vacances?

Toutes ces spécialités locales qui sont autant de pièges à touristes et qui vous guettent à la première goguette, y avez-vous songé? Visualisez une banale omelette et ensuite les 18 euros écrits en gras sur l'addition, svp, ça devrait vous aider. Sachez que l'expérience peut être fatale, méfiance, méfiance...
Et au-delà de la ruine assurée qui vous attend si vous bravez malgré tout les interdits avez-vous réfléchi à l'état lamentable dans lequel se retrouvera votre système gastrique à votre retour? Croyez-vous vraiment qu'on puisse ingèrer sans en payer le prix ces hamburgers de Caen (spécialité locale)? Ce couscous de Cambrai (spécialité locale)? Cette moussaka de Narbonne (spécialité lo...)? Ces cornichons de Parigot (sp... etc)? Cette purée de Poix (inoubliable, la purée de Poix - vous y goûtez, vous vous retrouvez greffé à vie)? Les folles envies de Béziers (Ca c'est une spécialité très locale voire très localisée)?
?.
Croyez-moi, vous êtes bien mieux chez vous (que chez moi).
Toutefois j'habite un de ces secteurs où la chasse aux touristes remplace avantageusement le ciné, le restau, la messe, le musée, le web, etc. N'apprenons-nous pas à nos enfants dès le plus jeune âge à poser des pièges à cons? Ne leur demandons-nous pas, le matin, après le réveil "As-tu brossé tes dents et plumé ton toutou?".
Dès lors je ne peux mieux faire que de participer activement au bien être économique de cette belle région.
Puisque votre non-venue va constituer un grave manque à gagner pour l'économie locale, vous conviendrez avec moi qu'il est normal que vous participiez à combler ce vide.
Je vous invite donc à envoyer votre règlement par chèque libellé à l'ordre de Anne Sof à "Anne Sof Pointcôme, rue de la Recette, 2998858 Amuser La Galerie, France". (N'oubliez pas de préciser "France" si vous êtes un non-touriste étranger).
Nos amis non-touristes belges sont exemptés de règler leur règlement deux fois, mais pas une, malgré les on-dits.

Portez vous bien et profitez donc de cet agréable temps de repos qui s'annonce pour vous avancer dans votre travail.

Vous me remercierez un jour.

@ bientôt.

Kristo

11 mars 2007


Dimanche 11 mars 2007, fin de la trève estivale mais reprise des négociations

Bonjour à toutes, bonjour à tous, je suis Kristo.

J'arrive sur ce site ce dimanche 11 mars 2007 et vous adresse mes premiers sourires ici.
Anne Sof a fait ses bagages depuis plusieurs mois maintenant; elle avait laissé son univers virtuel en friche, il dépérissait doucement... je prends la place, avec son accord bien sûr.
Je n'ai nullement envie de la remplacer, bien sûr, je ne suis pas Anne Sophie, beaucoup d'entre vous, qui ont eu l'occasion de partager avec elle de joyeux moments n'ont pas à s'en faire et personne ne songe à la remplacer.
Mais... j'aimais l'ambiance ici, l'humour quelquefois incontrôlé, les photos sans prétention, les textes et bédés de génies, les esclaffements du journal et l'athmosphère générale familiale mais sans tabou ni interdit.
Tout est possible, ou presque.
Et je compte bien faire évoluer Anne-Sof.com avec toute l'énergie que vous, visiteurs, voudront bien m'insuffler par vos visites et vos encouragements.
Alors, je vous entends déjà... : "Ok, Kristo, cool, c'est Kristo, mais Kristo, qui est-ce?"
Je suis une jeune femme, j'habite en Bretagne où j'élève seule ma petite fille, Maya, adorable fruit d'un amour défunt. (Hum, l'amour est défunt, le lascar de papa-à-Maya, lui, est toujours en vie, lui).
Et que trouverez-vous ici?
Oh, pas de changement brutal, je compte bien garder l'ambiance, le charme, l'humour et le côté gentiment débridé qui m'a séduit ici.
Si vous m'êtes fidèle, si vous revenez de temps à autre humer l'air du site, vous découvrirez au fil du temps de nouvelles photos, de nouveaux textes, de nouvelles rubriques...
En attendant, n'hésitez pas à m'écrire, c'est avec grand plaisir que je vous lirai.
Oh, pas de pornographie sur ce site, voyons! Pour qui me prenez-vous?
Juste des sourires complices, au détours d'un clin d'oeil, et, peut être une douce sensualité...
Sur anne-sof.com, vous êtes chez quelqu'un qui aime les échanges de point de vue, les images et les sons et les sensations.
Et les sensations.
Vi, les sensations aussi, j'aime bien.
A propos de sensations, :o) je vous ferai bientôt par de mes diverses expériences sur Meetic mais je n'ose pas trop. Je ne vous connais pas, après tout.
Pas encore.
J'arrive à peine.
Laissez-moi le temps de vous découvrir un peu et je me découvrirai moi-même un peu plus..
Alors mes aventures sur Meetic ce sera pour plus tard. Vous pourrez vous amuser à lire les pérégrinations sentimentalo-rigolottes de l'ami Sam pour patienter. C'est sur la page "Meetic' Adventures".
Meetic et l'amour, une histoire d'amour en soi...
Ha, l'amour, l'amour...
Vibrations - vibrations...
J'adore!
Restez fidèles, en les attendant et... aimez-le, aimez-la, aimez qui vous voudrez, mais n'oubliez pas d'aimer...
Bises @ toutes et @ tous.

Kristo

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