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Avec Voila


Journal de bord et débordements divers.


3 mai 2005.
Yop tout le monde, yop, et spécial YOP et BON ANNIVERSAIRE à SARAH et ZACHARIE. 5 ans aujourd'hui, c'est pas beau, ça? Qu'ils fassent bien la fête et se gavent de gâteau et de Champomy (avec modération... Modération? A 5 ans? C'est à quel âge qu'on a le droit d'abuser, alors?).

Wep.
Ben j'avais oublié qu'une bonne proportion des internautes n'aime pas lire. Le texte mis en ligne il y a une quinzaine de jours n'a intéressé que peu de monde et je n'ai quasiment pas eu d'écho.
Tant pis pour tout le monde, mais sachez qu'il y en aura d'autres, de textes, que vous les lisiez ou non vous y aurez droit, na!

J'ai enlevé le cadre de votes. Je suppose qu'il y a eu des tricheries, mais ce n'est pas bien grave, ce n'était pas pour des élections officielles, et je veux croire tout de même aux infos que les résultats ont apporté: il y a à peu près autant de femmes que d'hommes à visiter ce site. Tant mieux.

J'ai ajouté des images dans la page "galerie" et dans les "archives". Les queutards vont encore être déçus: pas l'ombre ne serait-ce que du moinde nichon à l'horizon, AScams reste familial. Mais allez, qu'ils ne désespèrent pas, je suis sûr qu'en fouillant un peu, ils trouveront sur le net de quoi satisfaire leur passion ou atténuer leur frustration, au choix.

Quoiqu'il en soit, n'hésitez pas à laisser un petit mot sur le bureau des messages ci-dessous. Les messages en question n'apparaîtront pas instantanément, comme au début de la mise en ligne du "Bureau des Messages" mais peu après, lorsque j'aurai vérifié leur contenu. En effet, et bien contre mon gré, face aux messages de petits nazillons tentant de faire de la pub pour des sites douteux et d'ineptes messages persos en provenance d'ex-squatteuse vexée, j'ai été forcé d'y mettre une sorte de clé/validation. Mais si votre message est correct, pas de problème, il apparaîtra ci-dessous, même s'il est négatif vis-à-vis d'AScams, on est pas si susceptibles et bien conscients par contre qu'on ne peut pas plaire à tout le monde...

Allez, portez-vous bien.

ps: la prochaine fois je me vengerai et mettrai en ligne un loooonnnngggg texte. Na!

Gros zibouxxx et @ bientôt.


20 avril 2005.

Bonjour à toutes et à tous par ce mercredi d'avril à la météo mitigée, tout au moins dans mon pays (la Bretagne, pays marin
limitrophe à la France et situé à son ouest).

Bon.
Parlons donc de la Bretagne, pour changer un peu des moeurs animales.
C'est vrai que les animaux ont beaucoup à nous apprendre sur les réactions humaines. On doit avoir de vieux restes d'instinct quelquepart, dont on s'est approprié des raisons raisonnables dans le but de mieux gèrer des situations difficiles à assumer, mais les instincts restent tout de même nichés quelque part.

Alors les bretons.
Les bretons et la météo, puisque c'est un quasi cliché de prétendre qu'il fait mauvais en Bretagne.
Juste un petit texte, à l'usage des immigrants dans notre beau pays et pleins du cliché en question. Ils apprendront peut être ici quelques poncifs à éviter et erreurs à ne pas commettre...

"Le Breton adore son climat. Mais c'est un amour de vieux couple, qui a résisté - c'est le cas de le dire! - à bien des tempêtes. Il passe donc son temps à s'en plaindre.
Qu'un hors-venu, toutefois, se croyant dédouané par les gémissements de l'autochtone, lâche la bonde à son exaspération devant la pluie fine qui bouche l'horizon depuis le petit jour et le visage se ferme, un ange passe, qui prend parfois les traits de Cyrano de Bergerac: Je ne permets pas qu'un autre me les serve ! Telle est en substance la réplique, même si la forme est généralement moins châtiée. Et si votre interlocuteur se tait, n'allez pas prendre son silence pour un acquiescement: en Bretagne, qui ne dit mot ne consent pas.
La grande différence entre vous et un Breton, d'ailleurs, est que vous ne vous plaignez que quand il tombe des cordes, alors que le Breton se plaint en toute circonstance:
s'il pleut, il rouspète, s'il ne pleut pas, il dit qu'il va pleuvoir, et si le soleil est aveuglant, l'horizon pur de tout nuage, il grogne qu'il fait lourd.
La météo étant, ici comme partout, l'expédient le plus commode pour entamer la conversation sur une plage, à une table de café ou dans un ascenseur, il vous faut donc, avant d'y recourir, c'est-à-dire avant même de mettre le pied en Bretagne, vous pénétrer du lien complexe que le Breton entretient avec son climat. Faute de cet effort, vous iriez de déconvenue en déconvenue, soit que, adepte du parler vrai, vous soupiriez: Il pleut... encore! soit que, désireux de concilier votre interlocuteur, vous preniez un ton faussement guilleret pour glisser: Ah ! ce petit crachin, ça ravigote ! ce qui passerait, au mieux, pour de la flagornerie, au pis pour une ironie sournoise.
Le fin mot de l'affaire est que le Breton n'aime ni le soleil ni la pluie. Ce qu'il aime, c'est que le temps change. Et, sous ce rapport, il est servi! Son idéal, souvent atteint, est de voir se succéder un jour de ciel bleu, un jour de boucaille et un bon petit coup de chien pour regarder les nuages filer comme un pet sur une toile cirée. L'horreur absolue est ce beau fixe désespérant, mortellement ennuyeux, dont les présentateurs de la télévision ont l'horripilante habitude de se congratuler (d'une façon générale, d'ailleurs, lesdits présentateurs sont très mal perçus en Bretagne: on leur passerait plus
de croire naïvement que soleil est synonyme de beau temps - ce n'est pas pour rien qu'on les choisit tous avec l'accent ensoleillé du midi - on leur pardonnerait même de diviser arbitrairement la carte entre une moitié nord et une moitié sud, quand bien même il ferait plus chaud à Rennes qu'à Nice; mais on leur en veut à mort de se tenir toujours à la droite de la carte et de cacher ainsi la Bretagne).
A propos de beau fixe, la terrible sécheresse de 1976 - plus de six mois sans une goutte d'eau - a laissé ici le souvenir d'un film d'épouvante. Les ravages causés aux cultures, le rationnement de l'eau, le tarissement des rivières auraient sans doute été supportés vaillamment. L'enfer était tout bonnement la poussière qui volait partout, grisaillant les arbres, brûlant les narines, obscurcissant les fenêtres.
Privés de leur humidité vitale, les Bretons étaient comme des poissons hors de l'eau. À la première pluie de la fin l'été, on les vit, comme un seul homme, sortir de chez eux les yeux au ciel, rire d'un bonheur sensuel à sentir les premières gouttes ruisseler sur leur visage. Le lendemain, ils recommençaient à râler.
Mettez-vous donc bien dans la tête qu'une journée de soleil est ratée sans une petite ondée pour reverdir l'herbe et qu'un après-midi pluvieux laisse un excellent souvenir si vers les cinq heures un petit coin de ciel bleu troue les de nuages (ce qu'on appelle une culotte de gendarme, qu'il convient d'être le premier à découvrir pour en clamer à tous la bonne nouvelle) et laisse présager un coucher de soleil en technicolor et Panavision qu'on ira admirer sur la pointe la plus proche (il est prudent de réserver !).
Le seul aléa climatique que le Breton redoute vraiment, c'est le grand froid: il n'est ni entraîné, ni équipé pour conduire sur la neige ou le verglas. La simple menace en suffit à faire grimper le taux d'absentéisme vers des sommets inconnus même pour les grandes marées (voir le chapitre La mer...). Ce n'est pas pour rien que les vieux cantiques évoquent an Ifern yen: l'enfer froid, laissant aux malheureuses populations méditerranéennes accablées par le cagnard la notion d'une géhenne de feu.
Et la tempête? direz-vous. La tempête fait partie de la vie. Elle est considérée comme un spectacle de choix, gratuit de surcroît, presque un avantage en nature. Et elle suscite un sentiment de fierté: dans le discours que tiennent les bretons sur eux-mêmes, la tempête est, avec le granit, une manifestation d'endurance et de solidité. On laisse avec commisération à des populations moins aguerries le droit de se plaindre de pâles zéphyrs qui atteignent tout juste les cent kilomètres à l'heure.
Il faut faire une exception, malgré tout, pour l'ouragan du 16 octobre 1987 (les vents atteignaient 240 km/h quand les anémomètres explosèrent, à la pointe de Penmarc'h), qui dévasta la péninsule, laissant des traces loin d'être effacées quinze ans après. On en a même beaucoup voulu à l'opinion française de s'en émouvoir si peu. La presse, il est vrai, avait l'attention occupée par le krach boursier. Mais l'aumône de Charles Pasqua, débloquant superbement un « secours d'urgence » de 150 000 francs - nouveaux, quand même, soit, sans oublier les centimes, 22 867,35 euros! -, alors qu'un million de Bretons étaient privés d'électricité et de téléphone (certains attendirent douze jours pour être de nouveau reliés au monde) nous est restée en travers de la gorge.
Cinq ans plus tard, quand le même Pasqua, au soir du référendum sur Maestricht, se mit à beugler à la télévision: Les Bretons, c'est comme les cochons..., on se dit que ceci expliquait peut-être cela. Et quand l'ouragan de 1999, épargnant la Bretagne, se divisa en deux branches pour aller ravager la Normandie, les Charentes et l'ennuyeux parc de Versailles, c'est avec une certaine jubilation intérieure que la Bretagne dépêcha des équipes de spécialistes pour enseigner à ces pauvres marins de bateau-lavoir comment il fallait s'y prendre.
Bien entendu, si, dédaignant mes conseils, vous vous obstinez dans une attitude de dénigrement aussi néfaste que primaire, vous devez savoir que vous n'aurez pas le dernier mot.
Le Breton a toujours la ressource de sortir son joker, contre lequel vous resterez sans voix: le microclimat.
Le microclimat possède le double avantage d'être avéré et invérifiable. Avéré, parce qu'on vous le dit: c'est notre parole contre la vôtre. Et parce que les palmiers, les aloès et les bois de mimosas le prouvent. Invérifiable, parce que, si, histoire de voir, vous vous avisiez de faire les vingt kilomètres qui
vous séparent du microclimat le plus voisin, il se pourrait bien que les délais de route perturbent les conditions d' expérience. Le climat en Bretagne est une donnée einsteinienne:
il change plus vite que l'homme ne se déplace.
Toutes vos récriminations a priori finiront donc par se briser sur ce mur: Ailleurs, peut-être, mais ici nous bénéficions d'un microclimat. Le temps que vous fassiez le point, vous vous serez habitué et c'est vous qui sortirez le joker sous le nez des nouveaux arrivants.
Enfin, si après quelques mois vous souffrez encore, pensez au réchauffement climatique. Quand le Sahel aura atteint la Côte d'Azur, on pourra toujours, malgré la montée des eaux, survivre en Bretagne, à condition de s'être installé de préférence sur une côte à falaise."

Tiré d'"Ils sont fous ces bretons" d'Erwan Vallerie et illustré par Nono, que vous pourrez, avec un peu de chance trouver à la fnac et dont la lecture minutieuse ne pourra que vous être utile si vous envisagez de vous installer dans notre far-west.

Gros zibouxxx et @ bientôt.

La tribu AScams


20 mars 2005.
Bonjour à toutes et à tous par cette belle journée ensoleillée, première, officiellement, du printemps.
J'espère que vous vous portez comme des charmes (pas les sortilèges ni les arbres, juste charme, comme dans dans charmante, charmant, quoi, m'enfin, vous aviez compris).

Bon.
Charme, charmes, ici tout baigne à vermeille.
Les tits oiseaux gazouillent, les vaches broutent, les poissons nagent, les algues flottent, bref, tout va bien dans un monde qui pourrait être meilleurs, of course, mais avec lequel il faut faire, principalement par manque de choix.

A propos de monde qui pourrait être meilleur, remettons-en une couche sur la vie des animaux, qui ont vraiment des petits secrets passionnants, tels que les dauphins.
Ah, oui, je vous entends déjà, vous allez me dire "Les dauphins, pfffff, c'est cucul...". Bon. Ca, c'est le syndrôme du film, Flipper le dauphin, que j'ai jamais vu, au fait. Je n'ai pas d'affection particulière pour ces bestioles, pour tout vous dire j'ai ai même bouffé du dauphin, en Afrique.
Parlons des rats, dans ce cas, puisque les dauphins "c'est trop facile...".
De bien étranges coutûmes.
Goûtez plutôt:


"LA MORT DU ROI DES RATS:
Et pis, tout de même, y a ça à propos des dauphins:


Lu dans "Le Télégramme" de ce jour, dimanche 20 mars 05...

Certaines espèces de Ratus Norvegicus pratiquent ce que les naturalistes appellent «l'élection du roi des rats ». Une journée durant, tous leurs jeunes mâles se battent en duel avec leurs incisives tranchantes. Les plus faibles sont évincés au fur et à mesure jusqu'à ce qu'il ne reste plus pour la finale que deux rats, les plus habiles et les plus combatifs du lot. Le vainqueur est choisi roi. S'il l'a emporté, c'est qu'il est à l'évidence le meilleur rat de la tribu. Tous les autres se présentent alors devant lui, oreilles en arrière, tête baissée ou montrant leur postérieur en signe de soumission. Le roi leur mordille la truffe pour dire qu'il est le maître et qu'il accepte leur soumission.
La meute lui offre les meilleures nourritures en sa possession, lui présente ses femelles les plus chaudes et les plus odorantes, lui réserve la niche la plus profonde où il fêtera sa victoire.
Mais à peine s'est-il assoupi, épuisé de plaisirs, qu'il se produit un rituel étrange. Deux ou trois de ces jeunes mâles, qui avaient pourtant fait acte d'allégeance, viennent l'égorger et l'étriper. Délicatement, ensuite, de leurs pattes et de leurs griffes, ils lui ouvrent le crâne comme une noix à coups de dent. Ils en extirpent la cervelle et en distribuent une parcelle à tous les membres de la tribu. Sans doute croient-ils qu'ainsi, par ingurgitation, tous bénéficieront d'un peu des qualités de l'animal supérieur qu'ils s'étaient donné pour roi.
De même chez les humains, on aime à se désigner des rois pour prendre ensuite encore plus de plaisir à les réduire en pièces.
Méfiez-vous alors si on vous offre un trône, c'est peut-être celui du roi des rats."

Bien.
C'est dans "La révolution des Fourmis" de B. Werber. Un bouquin pas vraiment top au final mais qui contient de bons passage.


C'est tout pour aujourd'hui...

Gros zibouxxx et @ bientôt.

La tribu AScams

09 mars 2005.
Des images d'archives ajoutées dans la rubrique du même nom.


08 mars 2005.

Bienvenue à vous, habitué(e) ou autre.
C'est juste un petit mot en ce 8 mars (punaise! que le temps passe vite - bientôt 2006) au matin,
bien que je n'ai pas grand chose d'inouï à vous narrer. La vie de la tribu continue sur son rythme habituel, bercé de travail, de rendez-vous d'importances variables, bref de boulot et de dodo (mais pas de métro, c'est déjà ça). Bref, le vie, à ce stade, ne peut que nous réserver d'agréables surprises.

Hémorragie dans le gang AS. Les rédacteurs s'enfuient, las de se faire exploiter, comme ils disent. Exploiter... exploiter!! Et le plaisir, alors? Ca compte pour du beurre? Et l'honneur? L'insigne honneur de travailler à la prospérité d'AScams? Pfff - des ingrats, voilà ce que je dis, des ingrats.
Du coup l'abri de jardin où je les hébergeais est vide. Petite annonce, donc:
"A vendre: Abri de jardin. Etat médiocre mais fonctionnel. Précédemment utilisé à stocker quelques rédacteurs (ingrats). Prix à négocier. Faire offre à webmaster@anne-sof.com (rédacteurs non-fournis.)"
Bien.
J'ai viré mon chat.
Personne ou presque ne s'en servait. Les visiteurs-visiteuses d'AScams sont pas bien bavards, semble t'il. Ou alors le site ne leur inspire aucune réflexion. Peut être que c'est parcequ'il n'y a pas de nana en ligne ces temps ci. C'est même probable - l'expérience qui cause, ami(e)s, l'expérience. Mais les temps changeront. Les petites cailles qui se terrent dans un des salons de la maison finiront par pointer leur museau. Vous ferez la connaissance des innombrables AScams girls (prenez ceci pour une référence aux James Bond girls). Je ne perds pas espoir de les décider un jour.
Bon.
Je ne m'étends pas trop sinon vous ne verrez pas le bureau des messages, ci-dessous qui marchait moins bien depuis que le chat était en place. Usez-en z'et en abusez-en, sans mettre de lien vers des sites x, svp, je serai obligé de les supprimer dans ce cas, ce qui me fait perdre du temps.
Amusez-vous bien.
C'est tout pour aujourd'hui...

Gros zibouxxx et @ bientôt.

La tribu AScams

Lu dans Marianne - n°407


28 février 2005.
Yop tout le monde.
Bien
bleu, le ciel, de celui qui sert à se forger des illusions et à faire de jolies photos.
Faut-il s'y fier, à ce bleu céleste? Je ne sais pas mais la température est froide, brrrrr, ici comme ailleurs, certainement. Vivement l'été, qu'on retrouve nos plages dorées par le soleil et les petites anglaise rougies par ce même soleil qui aujourd'hui ne chauffe pas. Ah les p'tites anglaises, leur dry white wine, please, leur petits lolos bien roussis, toute une ambiance estivale. Patience, c'est pour bientôt.

Apparemment je me trompais. Il y a des femmes qui visitent ce site (malgré les tricheries ouvertement avouées par quelques mâles soucieux de montrer qu'ils ne sont pas machos - je n'ai jamais prétendu que tous les mâles étaient machos mais certains le sont et c'est ceux-là qui s'expriment souvent et vulgairement, voilà le problème) et j'en suis bien content. J'espère qu'elles ne s'attendent pas à trouver des hommes tout nus car il n'y a pas de ça ici non plus. Mais je suis sûr que non; les femelles ne réagissent pas comme les mâles dans notre société; pas toutes en tous cas.
Bien.
C'est juste un petit mot écrit à la va vite pour vous signaler que je viens de rajouter un chat sommaire sur ce site en complément du Bureau des Messages. Inutile de m'envoyer vos critiques, je les connais déjà: pas de ceci..., pas de celà..., t'es jamais sur le chat... Et bien tant pis pour vous!! Je vous ai dit: SOMMAIRE - juste un complément en direct du Bureau des Messages et il faudra faire avec jusqu'à nouvel ordre.
C'est comme ça et pas autrement, non mais. C'est qui qui commande, ici, après tout?
Tiens, pour me faire pardonner, je vous livre un petit dessin de Jean Claude Tergal jeune. C'est aux éditions Fluide Glacial et je trouve ça spécialement drôle.




Evidemment, il faut aimer... Que ceux qui n'aiment pas sachent que ça aurait pût être pire...
Voilà voilà.

Gros bouzixxx et @ bientôt.

La tribu AScams


23 février 2005.
Hello everybody.
Belle, belle journée. Froide mais belle comme un janvier bleu. Ah les couleurs... A propos de couleurs
, si vous aimez ça, j'ai ajouté une page de ces derniers jours de cams dans les archives. Vous verrez, l'entité (merci Y@nnis) AScams ne vit pas en noir et blanc, sauf exception, mais c'est juste par bon goût et esthétisme, dans ce cas. Pardonnable, donc.
J'ai ajouté des photos de Camille dans la galerie d'images, aussi.
Passons zaux choses sérieuses.

Pas beaucoup de femmes sur ce site, je trouve. Navrant, je pense. Beaucoup de mâles qui s'imaginent entrevoir l'ombre d'un sein ou la courbure d'un joufflu. Misère sexuelle. Tout ça parceque c'est du direct. Pffffff, on a recommencé à me demander de mettre des cams dans les chambres. Z'ont pas tout compris apparemment. Ici c'est un espace d'expression, où on peut lire des textes, voir de jolies zimages, des couleurs, se divertir un peu. Pas la version live du kamasutra. D'ailleurs j'ai modifié le sondage pour en savoir plus sur vous. Le chat, il y en aura peut être un, si vous êtes sages.

Parlons un peu de la vie des animaux.

ZOMBIES: Le cycle de la grande douve du foie (Fasciola hepatica) constitue certainement l'un des plus grands mystères de la nature. Cet animal mériterait un roman. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un parasite qui prospère dans le foie des moutons. La douve se nourrit de sang et des cellules hépatiques, grandit puis pond ses œufs.
Mais les œufs de douve ne peuvent pas éclore dans le foie du mouton. Tout un périple les attend.
Les œufs quittent leur hôte en sortant de son corps avec ses excréments. Ils se retrouvent dans le monde extérieur, froid et sec. Après une période de mûrissement, ils éclosent pour laisser sortir une minuscule larve. Laquelle sera consommée par un nouvel hôte: l'escargot.
Dans le corps de l'escargot, la larve de douve se multipliera avant d'être éjectée dans les mucosités que crache le gastéropode en période de pluie.
Mais elles n'ont accompli que la moitié du chemin.
Ces mucosités, en tonne de grappes de perles blanches, attirent fréquemment les fourmis. Les douves pénètrent grâce à ce « cheval de Troie » à l'intérieur de l'organisme insecte. Elles ne demeurent pas longtemps dans le jabot social des myrmécéennes. Elles en sortent en le perçant de milliers de trous, le transformant en passoire qu'elles referment avec une colle qui durcit et permet à la fourmi de survivre à l'incident. Il ne faut pas tuer la fourmi, indispensable pour refaire la jonction avec le mouton. Puis les douves circulent à l'intérieur du corps de la fourmi, alors que rien à l'extérieur ne laisse présager le drame interne.
Car à présent, les larves sont devenues des douves adultes qui doivent retourner dans le foie d'un mouton pour compléter leur cycle de croissance.
Mais que faire pour qu'un mouton dévore une fourmi, lui qui n'est pas insectivore ?
Des générations de douves ont dû se poser la question. Le problème était d'autant plus compliqué à résoudre que c'est aux heures fraîches que les moutons broutent le haut des herbes et aux heures chaudes que les fourmis quittent leur nid pour ne circuler que parmi l'ombre fraîche des racines de ces herbes.
Comment les réunir au même endroit et aux mêmes heures?
Les douves ont trouvé la solution en s'éparpillant dans le corps de la fourmi. Une dizaine s'installent dans le thorax, une dizaine dans les pattes, une dizaine dans l'abdomen et une seule dans le cerveau.
Dès l'instant où cette unique larve de douve s'implante dans son cerveau, le comportement de la fourmi se modifie... Eh oui ! La douve, petit ver primitif proche de la paramécie et donc des êtres unicellulaires les plus frustes, pilote dorénavant la fourmi si complexe.
Résultat: le soir, alors que toutes les ouvrières dorment, les fourmis contaminées par les douves quittent leur cité. Elles avancent en somnambules et montent s'accrocher aux cimes des herbes. Et pas de n'importe quelles herbes! Celles que préfèrent les moutons: luzernes et bourses-à-pasteur.
Tétanisées, les fourmis attendent là d'être broutées.
Tel est le travail de la douve du cerveau: faire sortir tous les soirs son hôte jusqu'à ce qu'il soit consommé par un mouton. Car au matin, dès que la chaleur revient, si elle n'a pas été gobée par un ovin, la fourmi retrouve le contrôle de son cerveau et de son libre arbitre. Elle se demande ce qu'elle fait là, en haut d'une herbe. Elle en redescend vite pour regagner son nid et vaquer à ses tâches habituelles. Jusqu'au prochain soir où, comme le zombie qu'elle est devenue, elle ressortira avec toutes ses compagnes infectées par les douves pour attendre d'être broutée.
Ce cycle pose aux biologistes de multiples problèmes. Première question: comment la douve blottie dans le cerveau peut-elle voir au-dehors et ordonner à la fourmi d'aller vers telle ou telle herbe? Deuxième question: la douve qui dirige le cerveau de la fourmi mourra, elle et elle seule, au moment de l'ingestion par le mouton. Pourquoi se sacrifie-t-elle ainsi? Tout se passe comme si les douves avaient accepté que l'une d'elles, et la meilleure, meure pour que toutes les autres atteignent leur but et terminent le cycle de fécondation.


B. Werber: Le jour des fourmis.


Bon.
Bon, bon, bon.
Curieux curieux.
Il y a beaucoup à apprendre quant au sens de l'existence par la vie des bètes. Tout le parcours de ce parasite a quel but? Dur à comprendre, tout comme celui des humains: naître, se reproduire et clamser... Si quelqu'un a une explication a ça, je suis tout ouïe.

D'aucuns me feront remarquer je me fais de moins en moins chier à balancer des textes de 30 feuilles pour meubler la page d'accueil. Ils se trompent. Il eût été dommage de tronquer ce texte qui, par ailleurs, à mon avis, mérite d'être lu.

Voilà voilà.

Gros bouzixxx et @ bientôt.


La tribu AScams


21 janvier 2005.
Bonjour, bonjour.
Non, je bégaye pas. Je ne bégaye pas, je dis juste bonjour, bonjour sur un ton uniforme
sauf le dernier "jour" du deuxième "bonjour" qui est prononcé d'un ton plus bas. Essayez voir, ça marche: bonjour, bonjour...
Passons zaux choses sérieuses.

Question turlupinante: êtes vous pour ou contre un chat sur ce site ou vous en battez-vous les roubignolles, à supposer que vous en ayez (si vous n'en pas, vous en battez-vous en les flancs?) ? Un mini sondage est à votre disposition là, à votre droite. Répondez, svp, même si vous n'en avez pas envie, c'est une question d'ordre public et moral et en plus vous aurez fait une BA, ce qui est toujours bon pour son ego (y a pas de petits profits en ce domaine).

Je vous infligerai bien des textes à chaque mises à jour, pisque j'aime bien lire et que certains bouquins me font vibrer grave (comme dit ma vieille maman depuis qu'elle a entendu sa petite fille prononcer cette expression), mais je me méfie des habitudes, même quand elles sont bonnes. Où il y a des habitudes, la croûte n'est pas loin, et j'ai l'intention de rester un pur et vierge agneau le plus longtemps possible, en bref, j'ai envie de mourrir jeune, quelque soit le nombre d'années que compteront mes artères.
Pour ce faire, faisons fi des habitudes, foin des coutûmes et déconnons un peu.


"Plutôt que de coucher avec un mec qui a du pognon, autant coucher directement avec le pognon. Ca fait gagner du temps..." me disait récemment una amie israélienne. C'est vrai que c'est vrai et puis c'est drôle. Et c'est pragmatique: faut prendre tous les raccourcis possibles. A quoi bon bayer, allongée sur le dos et jambes écartées pour gagner des thunes quand il suffit de faire croire qu'on va se laisser sauter pour en avoir, des thunes? En plus c'est totalement moral. La preuve: y a même pas de Q. L'amour est sauf et le pognon n'est pas cocu. Mon amie israélienne se réserve uniquement à lui.

Du coq à l'âne, si je puis dire.
"Ceux qui se demandent pourquoi l'abbé Pierre ne va jamais aux sports d'hiver devraient comprendre qu'il est presqu'impossible de skier avec une chasuble" (inspiré de Fluide Glacial spécial hiver). Ce pauvre abbé, si dévoué, se moquer de lui!! Quelle honte!! Quel déshonneur, c'est inoui que la presse publie des trucs pareils, il difficile de croire que des sites internet respectables et bien éduqués se laissent aller à répandre ces honteuses calomnies. De plus, je suis persuadé que ces soit-disant journalistes, que je qualifierais plutôt de tristes journaleux n'ont jamais tenté de skier en chasuble. Comme d'hab' ces gens ne savent pas mais causent quand même. Il importe de faire taire ces bruits. Quels bruits? Ceux là par exemple: "Ceux qui se demandent pourquoi l'abbé Pierre ne va jamais aux sports d'hiver devraient comprendre qu'il est presqu'impossible de skier avec une chasuble". Infect je vais quand même le réécrire une fois encore, pour améliorer mon classement dans google. "Ceux qui se demandent pourquoi l'abbé Pierre ne va jamais aux sports d'hiver devraient comprendre qu'il est presqu'impossible de skier avec une chasuble" Les honnètes gens qui cherchent des sites sur l'abbée Pierre tomberont ainsi peut être sur AScams. Le droit chemin au bout du hasard. Je les entends déjà: "Je cherchais un truc sur l'abbé Pierre et bien je suis tombé direct sur le paradis." Ha ha. Si ici c'est le paradis, je vous narre pas l'enfer...

Bon.
Bon, bon, bon.
(ou mauvais, remarquez, c'est vous qui voyez - ça ne me dérange pas vraiment).
Fin du délire d'aujourd'hui.
Sinon des news de la tibu? Tout le monde va bien. Elle est assez restreinte ces temps-ci, la tribu. Eté obligé de virer une petite dizaine de secrétaires et quelques rédacteurs se tournent les pouces. Mais nous sommes sages comme des anciens. Les cycles se suivent et ne se ressemblent pas. Nul doute qu'un renouveau pointera bientôt le bout de son jour et verra le nez. V'la. C'est tout pour cette fois ci.

Gros zoubixxx et @ bientôt.


La tribu AScams


11 janvier 2005.
Hi hi.

Yop - yop.
Vous êtes sur le point, si celà vous tente, de faire (enfin?) connaissance avec les moeurs passionnantes des punaises des lits.
Je sais, c'est un peu long. Mais il n'y a rien à regretter. J'ai toujours trouvé fascinante la vie des insectes. Si vous êtes aussi dans ce cas, n'hésitez pas à vous plonger dans le texte ci-dessous, vous verrez, on en sort... tout chose...


"
PUNAISE:
De toutes les formes de sexualité animale, celle des punaises des lits (Cimex Iectularius) est la plus stupéfiante. Nulle imagination humaine n'égale une telle perversion.
Première particularité: le priapisme. La punaise des lits n'arrête pas un instant de copuler. Certains individus ont plus de deux cents rapports par jour.
Seconde particularité: l'homosexualité et la bestialité. Les punaises des lits ont du mal à distinguer leurs congénères et, parmi ces congénères, elles éprouvent encore plus de difficultés à reconnaître les mâles des femelles. 50 % de leurs rapports sont homosexuels, 20 % se produisent avec des animaux étrangers, 30 % enfin s’effectuent avec des femelles.
Troisième particularité: le pénis perforateur. Les punaises des lits sont équipées d'un long sexe à corne pointue. Au moyen de cet outil semblable à une seringue, les mâles percent les carapaces et injectent leur semence n'importe où, dans la tête, le ventre, les pattes, le dos et même le cœur de leur dame! L'opération n'affecte guère la santé des femelles, mais comment tomber enceinte dans ces conditions? D'où la...
Quatrième particularité: la vierge enceinte. De l'extérieur, son vagin paraît intact et pourtant, elle a reçu un coup de pénis dans le dos. Comment les spermatozoïdes mâles vont-ils alors survivre dans le sang? En fait, la plupart seront détruits par le système immunitaire, tels de vulgaires microbes étrangers. Pour multiplier les chances qu'une centaine de ces gamètes mâles arrivent à destination, la quantité de sperme lâchée est phénoménale. A titre de comparaison, si les mâles punaises étaient dotés d'une taille humaine, ils expédieraient trente litres de sperme à chaque éjaculation. Sur cette multitude, un tout petit nombre survivra. Cachés dans les recoins des artères, planqués dans les veines, ils attendront leur heure. La femelle passe l'hiver squattée par ces locataires clandestins. Au printemps, guidés par l'instinct, tous les spermatozoïdes de la tête, des pattes et du ventre se rejoignent autour des ovaires, les transpercent et s'y enfoncent. La suite du cycle se poursuivra sans problème aucun.
Cinquième particularité: les femelles aux sexes multiples. A force de se faire perforer n'importe où par des mâles indélicats, les femelles punaises se retrouvent couvertes de cicatrices dessinant des fentes brunes cernées d'une zone claire. Semblables à des cibles! On peut ainsi savoir précisément combIen la femelle a connu d'accouplements.
La nature a encouragé ces coquineries en engendrant d'étranges adaptations. Génération après génération, des mutations ont abouti à l'incroyable. Les punaises se sont mises à naître nanties de taches brunes, auréolées de clair, sur leur dos. A chaque tache correspond un réceptacle, ce « sexe succursale» directement relié au sexe principal. Cette particularité existe actuellement " à tous les échelons de son développement: pas de cicatrice, quelques cicatrices réceptacles à la naissance, véritables vagins secondaires dans le- dos.
Sixième particularité: l'autococufiage. Que se passe-t-il lorsqu'un mâle est perforé par un autre mâle? Le sperme survit et fonce comme à son habitude vers la région des ovaires. N'en trouvant pas, il déferle sur les canaux déférents de son hôte et se mêle à ses spermatozoïdes autochtones. Résultat: lorsque le mâle passif percera, lui une dame, il lui injectera ses propres spermatozoïdes mais aussi ceux du mà1e avec lequel il aura entretenu des rapports homosexuels.
Septième particularité: l'hermaphrodisme. La nature n'en finit pas d'effectuer des expériences étranges sur son cobaye sexuel favori. Les màles punaises ont, eux aussi, muté. En Afrique, vit la punaise Afrocimex constrictus dont les mâles naissent avec des petits vagins secondaires dans le dos. Ceux-ci, cependant, ne sont pas féconds. Il semble qu'ils soient là à titre décoratif ou encore pour encourager les rapports homosexuels.
Huitième particularité: le sexe-canon qui tire â distance. Certaines espèces de punaises tropicales, les antochorides scolopelliens, en sont pour vues. Le canal spermatique forme un gros tube épais, roulé en colimaçon, dans lequel le liquide séminal est comprimé. Le sperme est ensuite propulsé à grande vitesse par des muscles spéciaux qui l'expulsent hors du corps. Ainsi, lorsqu'un mâle aperçoit une femelle à quelques centimètres de lui, il vise de son pénis les cibles-vagins dans le dos de la demoiselle. Le jet fend les airs. La puissance de ces tirs est telle que le sperme parvient à transpercer la carapace, plus fine en ces endroits."


C'est tiré du "Jour des fourmis" de B. Werber.
Hé hé.
Bestioles amusantes, hein? Je suis sûr que si vous trouvez des punaises, un jour, dans un lit quelconque, vous ne les regarderez plus de la même manière. Vous éprouverez... comment dire... peut être pas de la compassion pour ce que l'ordinaire de la vie leur réserve, peut être pas de l'envie pour leur activité sexuelle débridée (vous aurez beau vous vanter, votre vie sexuelle c'est de la gnognotte à côté), non, juste un regard neuf et... pein d'admiration?
Ha ha.
Y a plus aucune morale dans cette tribu.

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6 janvier 2005.
Ah ben oui, je manque à un gros devoir civique de mes deux: j'ai oublié de vous présenter mes voeux (la hooooooooonte).
Alors à tous et en vrac: bonne et joyeuse année 2005, qu'elle vous apporte plein d'amour, de thunes, de fun, que la maladie vous épargne, etc. Et pis prenez votre pied, surtout, n'oubliez pas, prenez votre pied. Et aimez-vous (les uns les autres aussi, si vous voulez, mais vous d'abord, charité bien ordonnée commence par soi-même, non?)
Passons à la suite, maintenant que les conventions ont été duement observées.

Yop.
Vous n'êtes fatalement pas au courant de tout. Je ne vous en veux pas, bien sûr, vous avez certainement des préoccupations passionnante qui mobilisent votre énergie et puis après tout, vous vous fichez éperduement de certains détails, c'est normal.
Ainsi, la plupart d'entre vous ignore sans doute que je suis breton.
Vi, l'équipe d'as.cams (les 12 secrétaires, les rédacteurs, le staff commercial et la direction générale, le personnel d'entretien lui-même) est sise au fond du Finistère.

A l'intention des nuls en géo et des étrangers, il faut savoir que le Finistère est le pif de la France (le pif c'est pas le pinard, pffff, c'est le nez), bref l'ouest de l'ouest, là où que se finit la terre ferme, par des tas de cailloux et de la mer en pagaille.

Il s'avère que je lis actuellement un excellent livre sur les bretons dont je tiens absolument à vous rapporter quelques extraits. Il s'agit de "Ils sont fous ces bretons" publié par Coop Breizh, écrit par Erwan Vallerie et illustré par Nono ("Le Télégramme").
Que ceux qui s'intéressent un tant soit peu aux bretons et à la Bretagne, se jettent sur ce bouquin qui dispatche, au gré des pages, humour, informations et coups de colère.

Je ne résiste pas... Voici un extrait à propos de la pointe de La Torche que certains d'entre vous connaissent, j'en suis sûr:

"Glissons, mortels !...
La pointe de la Torche se trouve dans la commune de Plomeur, Finistère. Longtemps fréquentées des seuls amoureux d'une nature romantique et farouche, elle est aujourd'hui occupée par une colonie de cétacés bipèdes que l'on reconnaîtra aisément à leur enveloppe pachydermique
parsemée d'incrustations fluo. L'unique fonction vitale de ces mamifères supérieurs hermaphrodites (au demeurant plutôt innofensifs) paraît être de se maintenir à la surface d'une planche, parfois garnie d'une voile, que, en dépit de tous leurs efforts pour gagner la haute mer, les vagues gigantesques de la Torche ramènent inlassablement au rivage. Les spécialistes émettent l'hypothèse qu'il s'agirait là, comme pour les suicides collectifs des baleines, d'un phénomène de dérèglement du sens de l'orientation. Quand il n'est plus en train de boire la tasse, le surfer (c'est le nom vulgaire du cétacé, prononcer [seur-feur]) gît allongé sur le sable, dans une inertie à peu près complète; il se prépare ainsi à sa période sénile que, les genoux en compote, les reins en capilotade, il passera dans une petite voiture."

Amis voileux à vos planches.
Il y aurait une foule de passage à citer dont certains sont particulièrement savoureux. La plupart des clichés concernant les bretons et la Bretagne sont méthodiquement passés en revue.
Il est à noter que l'auteur n'épargne pas les divers travers des bretons eux-même, ce n'est pas un livre chauvin.
Bref jetez vous là-dessus, surtout vous qui voulez vous installer dans notre curieux pays (ce livre est fait pour vous). J'en mettrai peut être quelques extraits dans la rubrique "textes" ultérieurement, pourvu que les auteurs n'y voient pas d'objection.

Kénavo et @ bientôt - prochaine mise à jour rapidement, j'ai un peu de temps devant moi ces temps ci.

Michel
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6 décembre 2004.

Fatigue, oups, fatigue. Fatigue du matin, la pire, m'enfin, c'est ça comme, va falloir faire avec et assumer.
" - Comment ça va? - Bof, comme un lundi... "
La banalité prend toute sa dimension, aujourd'hui.

Bref, ne nous attardons pas sur de momentanés états d'âmes et des niaiseries diverses et avariées.
Passons au choses sérieuses pour se requinquer le moral.


Quelques nouvelles diverses de ma modeste personne d'abord.
Comme je le disais dans un précédent message, je suis devenu banal et con. Ceci apporte de grandes satisfactions. Ainsi naît thon, heu, pardon, faute frappe/lapsus, n'est on plus tenu de se poser des questions vaines, auxquelles on apporte, par une sorte de désespoir de cause des réponses illusoires auxquelles on n'adhère qu'à moitié.
Des inutilités notoires du genre "Pourquoi j'existe et non le contraire?" se perdent dans un flou brumeux de non sens et, la fatigue aidant ne réclament plus de réponses.
Gaieté, donc. Gaieté et joie. Et fatigue, bordel, fatigue.
Bon. Juste un petit texte bien sympatique pour finir, issu des "Thanatonautes" de B. Werber, auteur verbeux et prodigue d'histoires tordues mais dont les bouquins contiennent en général quelques pages dignes d'intéret.
A vos lunettes...

"En Egypte antique, durant la XVIII ème dynastie, le traitement des pharaons et de certains notables obéit à un cérémonial d'embaumement très précis et très strict. On commence par coucher le corps sur le dos. Le maître de cérémonie est en général un prêtre d'Osiris, habillé comme Horus. Il est accompagné des quatre assistants qui représentent les quatre points cardinaux. Ceux-ci épilent le cadavre puis incisent l'abdomen sur la partie gauche, à hauteur du diafragme. Le prêtre d'Osiris insère sa main à l'intérieur de la plaie et commence à vider les organes nobles susceptibles de pourrir: foie, rate, poumons, intestins, estomac. Une fois nettoyés ils les réinsèrent après les avoir traité dans des solutions conservatrices à base de plantes. Les aides enduisent la cage thoracique avec du goudron afin d'éviter que les chairs ne s'émiettent. Puis ils bourrent le corps avec de l'huile, du tissu et de la myrrhe pour redonner la forme d'un ventre rebondi. De même pour le crâne. Ils enfilent dans les narines du défunt une baguette rigide pour lui percer les deux cavités nasales. L'embaumeur peut ainsi faire pénètrer un outil recourbé avec lequel il va hacher menu la cervelle, qu'il expulsera ensuite en soufflant dans l'autre narine. Une fois la cervelle éjectée, le maître de cérémonie va déposer du goudron à l'intérieur du crâne. Il le répartira uniformément sur toute la surface interne en faisant pivoter délicatement la tête dans tous les sens pour que celà nappe bien. Le corps est enfin recouvert de bandelettes de lin jaune safran. Sur son visage on place une paire d'yeux factices en bois, puis un masque funéraire en cartonnage peint à l'image du mort. Le visage doit être jeune et paisible.

D'après le papyrus n°3 de Boulaq (Le Caire)"


Bon petit déj' et à bientôt, niark,

Michel

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Jeudi 2 décembre 04 - 16 h.
Comment se fait-ce?


(a+b) x (a-b) = a²-ab+ba-b².
A droite -ab et +ab s'annulent, on a donc:
(a+b) x (a-b) = a²-b².
Si on divise les deux termes de chaque côté par (a-b), on obtient:
(a+b) x (a-b)
--------------
a-b
= a²-b²
-----
a-b
Si on smplifie à gauche:
(a+b) = a²-b²
-----
a-b
Si a=b=1 on obtient donc:
(1+1) = 1-1
---
1-1
Lorsqu'on a le même terme en haut et en bas d'une division, celle-ci = 1. Donc:
2 = 1.

Etonnant, non?

Michel  
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1 er décembre 2004.

Tout baigne à peu près.
Pas dans l'huile, mais dans du liquide amniotique, pour une semaine encore (accouchement prévu bientôt, donc).


Revenons à nos moutons (je ne parle pas de vous, cher lecteur, c'est juste une expression banale et con - depuis quelques semaines je suis devenu banal et con. Génial, non? Et c'est reposant. Ca fait un genre de soulagement subit, comme une envie d'uriner ou de vomir auxquelles on cède - quelques habitué(e)s vont encore estimer que ces lignes n'ont ni queue ni tête mais je m'en bats les roubignolles. Bienvenue à ceux et celles qui pigent).
Je rappelle aux curieux et aux distraits qu'ils peuvent retrouver les textes des mises à jour précédentes, récentes, plus anciennes et d'autres sérieusement obsolètes, en feuilletant le journal de bord du site. Que l'on n'hésite pas à le visiter, ça me ferait bien plaisir. Je me fais ch... à me piler les noisettes à le tenir à jour et j'aimerais bien que ce ne soit pas juste pour des prunes.


Revenons donc à nos moutons, donc.
A ce propos, abordons quelques thèmes intimement liés: moralité (générale), éducation (nationale) et honnêteté (minimale). Les chères (et onéreuses, d’ailleurs) têtes blondes, brunes, crépues, chauves et autres qui constituent notre progéniture fréquentent (en principe) des établissements éducatifs (en principe) qui leurs offrent les préceptes basiques de moralité et d’honnêteté (tout ça en principe) qui sont les garants d’une future intégration saine et correcte au sein de notre société.
Ainsi, penser qu'un membre du corps enseignant puisse faire preuve de certains sentiments et agissements antagonistes avec le fond de sa profession me semble digne d'intéret. Un arret de travail fortuit, par exemple est totalement immoral dans cette profession ou on doit favoriser l'hônneteté. Ce n'est qu'un exemple au hasard, bien entendu..., il y en a beaucoup d'autres.
Rions un peu ensemble et donnons dans la délation polémiste: si des faits semblables me sont rapportés, une page sera ouverte où, outre la récrimination invoquée, seront publiées les coordonnées téléphoniques, postales et électroniques des individus incriminés. Celà ne se fera pas par le biais de l'anonymat, bien sûr. Le délateur devra laisser lui même ses coordonnées complètes et les messages seront filtrés par mes soins et ceux de mes collaboratrices (adjointes, secrétaires, attachées de presse, délèguées diverses, femmes de ménages etc. mais j'exagère, là). Pour me rapporter un fait? Enfantin: un mail avec vos coordonnées exactes et complètes (elles seront vérifiées) avec pour objet "Délation abjecte" à delation@anne-sof.com. Seule votre responsabilité sera mise en cause, of course. Je ne suis qu'un relais qui s'amuse un peu, c'est tout. De l'"haunetttettté/mattturité/morrralitté" d'une partie du corps enseignant aux sévices bancaires infligés par un garagiste avide de pépettes, des scrupules crapuleux de certains policiers soucieux d'appliquer un règlement ambigü jusqu'au bout de la lettre, tout est bienvenu. Pourvu, comme je l'ai dit, qu'il y ai vos propres coordonnées exactes. Et un droit de réponse sera bien sûr accordé, selon leur volonté aux "salauds d'enfoirés de coupables incriminés". Rions, amis, rions donc. Que la rage soit dans vos coeurs et vos coeurs aux bouts de vos claviers. Rions et râlons, vidons notre sac, dans la joie, l'acrimonie et la bonne humeur.
A la bonne et déjantée franquette, quoi.
Participez, je compte sur vous...

Un prochain petit mot quand je serai sorti de l'asile.

Michel

Mercredi 1 er décembre - 13 h.

"La mort est la voie du samouraï. Si tu dois choisir entre la mort et la vie, opte sans hésiter pour la mort. Rien n'est plus simple. Rassemble ton courage et agis. A en croire certains, mourir sans avoir accompli sa mission serait vain. C'est là une façon d'éthique samouraï qui trahit l'esprit calculateur des arrogants marchands d'Osaka.
Dans une telle situation, il devient presque impossible de faire le juste choix. Tous nous préfèrons vivre.
Rien de plus naturel alors que de chercher une raison pour survivre. Mais celui qui choisit de continuer à vivre alors qu'il a failli à sa mission, celui-là encourrera le mépris que méritent les lâches et les misérables."

Hagakure, code d'honneur du samouraï, XVII ème siècle.

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@ bientôt.
Michel

par voie de conséquence.
Un prochain petit mot quand je pourrai et en aurai envie, donc rapidement,

se posent. Fin de journée, pour ces pigeons. Fin de ce texte, pour moi.
abri pour la nuit et veulent s'assurer qu'il n'y a pas de prédateur dans le secteur. Ils
Morbihannaise. Le ciel est nuageux. Les pigeons y volent en ronds, ils cherchent un
J'écris ces quelques lignes sur une table d'une terrasse en campagne, sur la côte

Voilà, voilà pour aujourd'hui.


affaires à leurs tristes sbires.
mais qui ne sont plus les miennes, grand bien me fasse. Laissons donc ces tristes
trousseur, leur ex amateur de tartines beurrées, confiturées, etc. Tristes affaires,
avec quelles hargnes elles iront jusqu'au bout de leur désir d'anéantir leur ex
Demandez à quelques ex peaux de conjoints ce qu'elles en pensent et regardez
appelle une peau de vache. Et une peau de vache, ça chie dans les coins.
avec des élans revanchards. Car la peau de conjoint, retournée, devient ce qu'on

peau de conjoint naît à la conscience et se met en tête de vous en vouloir, à vous,
quelqu'un. Délectable horreur. A s'en mordre les doigts de honte. Surtout quand la
satisfait. On a tous eu le plaisir d'apprécier cet égocentrisme sauvage de "possèder"
trousser la peau de conjoint en robe de chambre ou l'inverse quand l'estomac est
petit ramequin-spécial-confiotte-aussi. On imagine ou on connaît tous le bonheur de
confiture délicieusement péprarée avec une petite-cuiller-spéciale-confiotte dans le
robe de chambre en peau de conjoint. Les tartines amoureusement beurrées. La
On peut tous imaginer le bonheur que c'est qu'un petit dèj au lit apporté par une
Je m'explique.
confectionnées en peau de conjoint.
suis, mes ami(e)s), il est à noter que les plus confortables sont celles
enfin, je ne sais plus, mais au début de ce texte en tous cas (je ne sais plus où j'en
A propos de robe de chambre, puisqu'il en sera question avant, heu, non, après,

"
Et je ne veux pas l'apprendre."
Et cette intuition je ne sais pas d'où elle provient.
Seule l'intuition qui flotte dans l'air guide mes pas.
Car je n'ai aucune connaissance ni aucun savoir qui m'alourdisse.
Car les sentiments remplacent mon intelligence.
Nul n'a ma modestie génétique.
Nul n'a ma faiblesse infinie.
Nul ne parle comme moi avec timidité, maladresse et incertitude.
Je suis une perversion du système mais le système a besoin d'être perverti pour évoluer.
J'annonce les vérités bizarres et les futurs remplis de paradoxes.
Je sors les individus de leur chemin habituel et celà les remplit d'effroi.
"Je suis la grande dérouteuse.


Saliveuse: Reine Chli-pou-ni
Thème: Chant évolutionnaire
Phéromone mémoire n°85"



rappellent des trucs lus récemment dans "Le Jour des Fourmis" de B. Werber:
très perversement et cruellement malin(e). Tiens, toutes ces incohérences me
vous? Je vous tire mon cerveau, heu... chapeau, alors. Comme je disais, vous êtes
Vous savez, vous? Vous connaissez le sens de ce que vous ne comprenez pas,
probablement vrai que ce n'est pas tout à fait faux. Faux? Vrai? Qui sait? Vous?
Mais que d'inepties et d'incohérences mèlées, vous entends-je maugréer. C'est
dégorgent, comme des crânes fendus de sang, de générosité.
dans l'âme. Bienveillant par nature. De la bonté plein les naseaux et les pupilles qui
va. Pas contrariant en deça de certaines bornes, le Michel, comme on voit. Tolérant

Toujours est-il qu'ainsi est-ce. Ou toujours est-il que c'est ainsi, si c'est ça qui vous

me fais chier par moment, que ça ne me convient pas.
faire comme tout le monde, et peut être parce que faire comme tout le monde
Pourquoi à l'envers? Pour rien. Pure fantaisie. Par envie, goût et plaisir de ne pas
Convivial, non?
vous laisse le choix du menu.
probablement pervers(e).
D'une
cruauté perverse ou d'une cruelle perversité, je
très malin, redoutablement malin. Sans doute êtes-vous cruel(le) aussi, et
mais ça vous vous en étiez déjà rendu compte, ou alors vous êtes vraiment très
Un simple petit mot d'abord pour vous signaler que ces lignes sont écrites à l'envers,

C'est beau comme un derrière de vierge la nature, je l'aime.
Avis aux concernés: Les foldingos sont en forme. Lachés dans la nature.
Belle journée.

Bien le bonjour à tous et à toutes. 18 novembre 04.

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10 novembre 04.
Yop. Bien. Tout roule jusqu'à Nouvel Ordre, et après aussi.

Voilà donc que les questions se posent qui attendent des réponses inexistantes.
Métaphysiques? Peut être, peut être pas, peut être très concrètes, au contraire, même si elles n'ont pas de rapport avec la vie de tous les jours.
Quand le Doute s'en mèle, tout prend un drôle de sens. On ouvre des portes, on découvre des univers parallèles, des infinis curieux.
Et ils existent, même si, par convention et par pragmatisme, on les évite.
5 sens. L'ouie, l'odorat, le toucher, le goût, la vue... et l'inspiration? La prémonition? L'intuition, entre autres? Une sorte de monde parallèle est peut être disponible, tout de suite, là, maintenant. Apprendre à voir les fragrances des regards, à frôler des papilles les phrases liquides. Mélanger les sens, les sens connus, les sens oubliés ou méconnus.
Nous avons dix doigts, numérotés de 0 à 9, il est donc pratique de calculer sur une base 10 - 10, 100, 1000, etc. Pourtant, si nous avions