

Celtina & Spoon


|

|
Ceci
est l'espace web de mon amie/haltère égale Mélanie. Nulle autre mieux que Mélanie ne sait résoudre les
divers problèmes qui nous/vous encombrent dans les méandres de nos/vos
vies sentimentales. Mais... laissons-lui la place...
Anne-Sophie.
Chère
visiteuse, cher visiteur,
Comment trouver les mots justes pour vous exprimer
tout le plaisir que j'éprouve à vous accueillir sur cette page?
Je vous amène ici quelques modestes conseils qui vous aideront peut être
à résoudre vos problèmes de coeurs ou familiaux.
|
|
Cher
papy Landru.
Votre si jolie lettre m'a amusée au plus haut point.
Preuve, s'il en était
besoin, que l'humour - comme l'amour - n'a de l'intéret qu'a la condition qu'il
soit bien pratiqué.
Que vous ayez assassiné votre belle mère indique un tempérament
impétueux, prompt à la révolte. On sent chez vous de l'adolescent rebelle, et
c'est très touchant.
Je suis moins d'accord, en ce qui concerne son chien.
Vous admettrez comme moi que le fait d'aboyer fait, en quelques sortes, partie
du métier de chien. Le priver de cette fonction eut peut être été suffisant?
Un vétérinaire aurait certainement pu lui couper une ou deux cordes vocales sans
que sa vie eût été mise en danger. Votre belle mère, bien entendu, ne méritait
pas une telle mansuétude, car outre les corde vocales, il eût fallut supprimer
une bonne partie de ce qui gravitait autour. Il est de notoriété publique que
la belle mère est, par nature, un individu réfractaire, et qu'à ce titre, seul
l'ensevelissement est prescrit. On peut, éventuellement, lui trancher la gorge
auparavant, mais ce n'est pas obligatoire, surtout si l'on a pas de tranchoir
sous la main.
Pour votre épouse.
Ah,
oui. Votre épouse.
Cher papy, je vous invite à la clémence.
Songez à la
douleur que ce doit être d'avoir, probablement par mégarde, épousé un homme tel
que vous. Croyez-vous vraiment que celà prète à rire? Que vous ne supportiez plus
sa tête d'enterrement est une chose qui doit vous être pénible, et je vous comprends.
Toutefois, essayez d'abrèger ses douleurs. Une mort lente ne me semble pas la
bonne solution. Croyez-moi. Un bon coup de fusil et pan, dans le trou!
Je
vous souhaite beaucoup de bonheur, cher, cher papy Landru et espère que vous vous
orienterez, pour vos inclinaisons sentimentales futures, vers un homme, qui sera,
ainsi que vous le pensez, certainement plus sensible à l'humour que notre féminine
engeance.
Votre dévouée Mélanie.
Réponse
à Anne Sophie.
Chère,
adorable, tendre Anne Sophie,
Quelle lettre charmante!! Quel talent dans l'art
d'aligner borborygmes, contre-sens et insanités. Vous ne pouvez savoir
quelle jouissance j'ai éprouvé à la lecture de vos quelques
mots.
Je dois toutefois
vous dire que je ne suis pas sûre qu'il soit judicieux de faire un usage
aussi immodèré de la cocaïne. Surtout mélangée
à ce que vous appelez "la blanche" et dont je devine qu'il doit
s'agir, un peu comme Mary Poppins d'une héroïne de bon aloi.
Par
ailleurs, je crois pouvoir vous affirmer que la substance que vous appelez "ectasy"
n'est pas vraiment positive pour la santé.
Laissez-moi également
vous rappelez que vous n'avez pas d'aile. Tenter de faire la liaison entre votre
8 ème étage et katmandou uniquement grâce à celles-ci
est un peu idéaliste. Vous avez toutes les chances de voir votre voyage
s'interrompre prématurément. Ou alors choisissez habilement votre
météo. Un bon ouragan ou une tornade tropicale me semblent judicieux
dans ce cas. Mais que ce sera mouvementé!! N'oubliez pas votre nautamine.
Enfin, et pour définitivement vous donner mon point de vue à ce
sujet, souciez-vous de ces "absences", de ces "trous de mémoires"
qu'occasionnent l'utilisation de ces substances. Ne vous êtes-vous pas réveillée,
mardi dernier, nue sur un lit de paille, en Ouganda et une kalachnikov à
la main? Songez à ce qui aurait pû se passer, chère Anne-Sophie,
si vous n'aviez pas été aussi raisonnable.
Pour terminer, rappelez-vous
que l'usage de ces produits est strictement interdit par la loi. Que se passerait-il
si une bonne âme, éprise d'un soudain besoin de devoir civique et
subitement désargentée, se mettait en tête
de prévenir les autorités compétentes de vos curieuses manies?
Croyez-moi, adorable Anne-Sophie, ce mode de vie décousu et peu généreux ne vous réussi pas. Tournez-vous vers vos vraies amies, pensez à
elles et tout ira mieux.
Mélanie
Réponse
à Andrée.
Chère
Andrée,
Je trouve votre comportement extrèmement positif, dynamique
et sympathique. On sent bouillir en vous la fougue et l'énergie de la jeunesse,
bravo!
Que vous veniez
d'épouser un sportif de haut niveau n'est sans doute pas étranger
à cet état de fait.
Quant aux 94 plaintes qui ont été
déposées contre vous, croyez-moi, c'est de la pure mysoginie.
Je peine à croire que votre attitude lors de cette rencontre sportive où
vous étiez allée encourager votre tout nouvel époux ait été
à ce point mal comprise. Un peu de couleur ne nuit pas. Votre mini jupe
rose et votre soutien gorge vert fluo devaient, au contraire, être du plus
bel effet dans le public! Et le fait d'avoir enlevé votre string pour l'agiter
au dessus de votre tête ne constitue pas un fait grave, avouez-le! Quant
à l'usage du klaxon de camion à air comprimé, quelle riche
idée!!! Un peu de vie, d'animation, de participation... encore bravo!
Que votre amour pour votre
mari vous ait incité à vouloir déstabiliser son adversaire
en lui montrant vos seins sur lesquels étaient écrits "je suce"
et "j'avale" au rouge à lèvres prouve tout au plus la
ferveur de vos sentiments... Peut-être est-ce cette bannière de 12
m2 sur laquelle vous qualifiiez l'arbitre de "couille molle" (chère
Andrée, vous avez des expressions... décoiffantes!) qui vous a valu
ces plaintes... Certaines personnes n'ont aucun sens de l'humour, savez-vous...
Je suis sûre que vous aviez raison, au sujet de cet arbitre...
Dans
tous les cas je vous soutiens moralement dans votre combat, chère Andrée
et vous affirme que je trouve bien injuste et maladroite l'attitude de la Fédération
internationale d'échecs qui organisait cette rencontre.
Mélanie
Réponse
à la Bérangère.
Chère
Bérangère,
Je vais sans doute vous paraître brutale, mais
je ne pense pas que ce soit une bonne idée de vous immoler par le feu!...
Que votre ami Robert soit
amoureux de vous est plutôt flatteur, avouez... Que vous ne souhaitiez pas
répondre positivement à ses doux sentiments est une décision
qui vous appartient, certes, mais, malgré tout, faites preuve d'un peu
d'humanité, songez au mal que vous pouvez faire, même en toute ingénuité...
Votre père vous incite fortement à l'épouser? Le brave homme
pense au bonheur de sa fille. Il doit reconnaître en Robert des valeurs
qui feront de lui un bon gendre.
Songez aussi à la proximité,
chère Bérangère, au confort matériel que pourrait
vous apporter cette union. L'étable est disponible, écrivez-vous...N'est-ce
pas un excellent point de départ pour un jeune couple qui débute
dans la vie? Que Bébert soit sexagénaire ne fait pas de lui un sénile...
ne vous courre t'il pas après en toutes occasions? Ah, bien sûr,
comme tout un chacun, il a ses petit défauts. Il
bave, écrivez-vous, mais c'est d'amour, chère Bérangère,
d'amour pour vous! Et puis, savez-vous qu'il existe de nos jours d'excellents
traitements contre la syphilis? Parlez-lui en avec douceur, avec tendresse même,
et je suis sûre qu'il acceptera de se faire soigner... Et recommandez-lui
un bon dentiste, qui s'occupera activement de ses "chicots pourris"
comme vous l'écrivez.
Enfin, et pour finir, ma chère Bérangère,
comprenez que c'est par amour pour vous, amour jusqu'à présent déçu,
qu'il se réconforte en sodomisant tous les animaux de la ferme. Je suis
persuadée que cette vilaine habitude disparaîtra dès vos premières
nuits d'amour...
Faites un geste , chère Bérangère, et
soyez heureuse!
Mélanie
Réponse
à Ginou
Chère,
chère Ginou,
Quelle jolie lettre ! Quelle fraîcheur !
Quelle
candeur, même, dans tes questions maladroites...
Tout
d'abord, et puisque c'était la toute première fois que tu faisais
l'amour, chère Ginou, sache qu'il n'est pas "sale" de sucer le
sexe de ton partenaire... simplement, celà doit venir de toi... C'est comme
pour ce qui est d'avaler, là encore, tu es seule juge ! Il ne doit pas
t'y obliger... surtout en t'appuyant fortement sur la tête... Essaie de
lui dire gentiment, pour la prochaine fois... Par ailleurs rassure toi, tu n'es
pas la seule pour qui les premières sodomies se révèlent
douloureuses... surtout par surprise...
D'ailleurs, sans vouloir te reprocher
quoi que ce soit, tu aurais peut-être dû refuser plus catégoriquement
que ton amoureux invite ses 5 frères à se joindre à vous
dès le premier rendez-vous... Après tout, tu n'es même pas
sûre que ce soit réellement ses frères... Pas plus que tu
ne sais combien ils étaient exactement... A l'avenir essaie d'être
moins tête en l'air !...
Enfin et pour finir, chère Ginou, personne
ne peut te reprocher de t'être laissé photographier complètement
nue et les jambes largement écartées après cette première
nuit d'amour... D'autant plus que si j'ai bien compris tu étais dans le
coma ! Néanmoins il serait peut-être préfèrable, la
prochaine fois, que tu gardes la tête suffisamment froide pour être
capable, avant la séance, de négocier ne serait-ce qu'un petit pourcentage
sur la vente de ces photos dans ta cité...
Voilà, adorable Ginou, j'espère que ces quelques modestes conseils
pourront aider la toute jeune fille que tu es encore à s'y reconnaître
et à évoluer un peu plus facilement dans la jungle des sentiments...
Elodie
Ensous-sol
(Cher
"Fluide Glacial" (juin 1998) encore merci, sincèrement, Amélie.)
Réponse
à Jaqueline.
Chère
Jaqueline,
Je crois que vous trompez. Vos parents s'aiment, voyons, celà
saute aux yeux. Ils ne vivraient pas ensemble depuis 25 ans si ce n'était
pas le cas. Vous m'écrivez qu'ils se disputent souvent. Bien sûr,
mais c'est la dure loi du quotidien
d'un couple; quotidien fait de petits malheurs et bien souvent aussi de grandes
joies. Qu'ils se jettent l'un à l'autre des friteuses chaudes, des couteaux,
des enclumes et autres objets contondants tendrait à prouver l'impétuosité
de leurs sentiments et la vigueur qui les anime. Croyez moi, vos parents s'aiment.
Et, c'est peut être plus important encore, ils vous aiment, ils vous le
montrent tous les jours par leur comportement tel que vous le décrivez.
Prendraient-ils la peine de vous causer peine et chagrin en vous imposant ces
longues séances à genoux sur des règles en fer si ce n'était
pas le cas? Vous m'écrivez que la faute était bénigne (lire
Spirou en cachette n'est pas vraiment grave, dites-vous). Peut être, mais
là n'est pas le propos. La faute en elle-même n'a pas vraiment d'importance,
ce qui compte, c'est tout cet amour qui vous a été prouvé.
Et puis, qui vous dit que ces punitions ne vous feront pas plus tard d'excellents
souvenirs? Peut être vous rappellerez-vous de ces coups de ceinturons, de
ces giffles, de ces coups de pieds, avec émotion ou amusement. Ah, je vous
vois déjà, dans 20 ans, vous parler à vous même en
évoquant ces tendres moments: "Mon papa... ma maman, ils étaient
si... je ne sais comment dire... peut être un peu durs, mais si..."
en laissant échapper une larme de l'oeil qu'il vous reste. 
Que votre mère ait essayé de vous noyer à votre naissance
est peut être un peu excessif de sa part, je le reconnais. Mais l'amour
n'est-il pas excessif, justement? Que votre père ne vous ait toujours pas
reconnu vous chagrine. Je le comprends. Qu'il vous force à l'appeler "mon
oncle" même en privé vous fait mal. Je l'admets. Mais, à
votre tour, comprenez sa position. Croyez vous vraiment que sa situation de curé
de campagne soit si facile à tenir?
Allons, allons, un peu de courage,
il faut affronter la vie et ses petits malheurs. Lorsque vous sortirez de l'hôpital,
je suis sûre que vos parents vous accepterons de nouveau à la maison.
De bon coeur.
Mélanie.
|